Indonésie: un Canadien accusé du viol d'un enfant veut un non-lieu

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Neil Bantleman

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La Presse Canadienne
DJAKARTA

Un enseignant canadien accusé d'avoir agressé sexuellement un enfant d'âge préscolaire dans une école internationale de Djakarta, en Indonésie, a demandé mardi au tribunal l'arrêt des procédures.

Neil Bantleman, de Burlington, en Ontario, a déposé sa requête écrite mardi lors d'une audience de la cour. Dans sa lettre, il plaide que la poursuite n'a précisé ni la date ni le lieu exacts des gestes reprochés, pas plus que les preuves matérielles au dossier, malgré six mois d'enquête.

Le Canadien d'origine et un enseignant adjoint, Ferdinant Tjiong, clament leur innocence, tout comme leurs collègues et le directeur de l'École internationale de Djakarta. Les deux accusés, qui risquent une peine maximale de 15 ans de prison, subissent des procès séparés et à huis clos.

Selon la famille de Bantleman, le procureur devrait répondre à la «requête d'exception» ce jeudi, et le tribunal devrait statuer sur la question lundi prochain. Selon certains médias, il est cependant rare que les tribunaux indonésiens acceptent de prononcer un non-lieu avant même le début d'un procès.

Les proches et les sympathisants des accusés, essentiellement des enseignants et des parents d'enfants, soutiennent que la victime présumée de Bantleman, âgée de six ans au moment des faits allégués, a été manipulée par les questions téléguidées de policiers inexpérimentés lors de l'interrogatoire.

Neil Bantleman a été arrêté à Djakarta à la mi-juillet dans le cadre d'une enquête policière plus large menée à la suite de l'agression sexuelle présumée de trois enfants de la maternelle de l'école. Le Canadien s'était installé en Indonésie il y a quatre ans avec sa femme, qui enseigne elle aussi à la prestigieuse École internationale.

Les avocats du Canadien tentent aussi d'obtenir la détention à résidence plutôt que la prison, où l'accusé aurait été menacé par des codétenus. La famille a par ailleurs reçu d'Ottawa fin novembre une lettre de la ministre d'État pour les Affaires étrangères et consulaires, Lynne Yelich, dans laquelle elle indique que le Canada ne ferait pas pression sur l'Indonésie pour obtenir la libération sous caution de Bantleman, en attendant la suite des procédures.

La famille de la présumée victime a intenté une poursuite de 130 millions $ contre l'école, fréquentée par des enfants de diplomates, de gens d'affaires et de la bourgeoisie indonésienne. L'école internationale compte 2400 élèves âgés de trois à 18 ans, provenant d'une soixantaine de pays.

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