Justin Bourque souffrait d'insomnie et de déprime

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Au début d'août, Justin Bourque a plaidé coupable à trois accusations de meurtre au premier degré, et deux accusations de tentative de meurtre.

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Kevin Bissett
La Presse Canadienne
MONCTON

Justin Bourque souffrait d'un manque de sommeil et se sentait déprimé au cours des jours précédant la tuerie de Moncton, selon des documents du tribunal récemment rendus publics.

Bourque a plaidé coupable à trois chefs d'accusation de meurtre après avoir abattu trois agents de la GRC, le 4 juin dernier.

Un juge du Nouveau-Brunswick avait ordonné vendredi la divulgation des preuves déposées pour l'audience de détermination de la peine de Bourque. Parmi ces éléments figurent une évaluation psychiatrique qui avait été ordonnée par le tribunal et une interview donnée par Bourque à la police après son arrestation.

Des médias, dont La Presse Canadienne, avaient demandé à avoir accès à ces preuves.

Selon son évaluation psychiatrique, établie en juillet alors qu'il était détenu au Centre de rétablissement Shepody, au Nouveau-Brunswick, Bourque ne souffrait ni d'une dépression ni de maladie psychotique. Le rapport concluait qu'il était apte à subir un procès.

Mais le document signale des signes de tension entre Bourque et sa famille, lorsqu'il demeurait chez elle. Celle-ci n'approuvait pas du tout sa passion pour les jeux vidéo. Le docteur Moses Alatishe dit que le jeune homme n'aimait pas être instruit à la maison et réclamait une vie normale. Il a tourné sa colère et sa frustration contre sa mère.

En décembre 2013, les parents de Bourque auraient remarqué des changements importants dans le comportement de leur fils. Celui-ci aurait exprimé plus ouvertement sa haine des policiers et des normes sociales établies, peut-on lire dans un rapport rédigé en vue de la détermination de la peine.

Ce rapport et l'évaluation psychiatrique indiquent que la vie de Bourque s'est détériorée au cours des deux semaines précédant la fusillade alors qu'il travaillait 15 heures par jour dans un entrepôt, ne dormait que deux heures par nuit et ne pouvait pas se procurer sa marijuana, qu'il consommait régulièrement.

Selon l'évaluation, M. Bourque était agité, désabusé et confus à cause d'un manque de sommeil et, possiblement, d'un manque de marijuana (THC). «Aveuglé par la rage, il aurait mis des vêtements de camouflage avant de quitter sa remorque. Il aurait dit en partant: «Je sais que je ne reviendrai pas vivant.»

«Justin Bourque avait dit qu'il ne voulait plus travailler à un emploi qu'il n'aimait pas, n'avait pas d'argent et que sa vie amoureuse n'allait pas dans la direction qu'il souhaitait. Le jour (des événements), il a décidé qu'il avait atteint son point de non-retour et qu'il partait vivre dans la forêt, sans espoir de retour», peut-on lire dans le rapport.

Bourque a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 75 ans.

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