La condamnation d'un membre de gang de rue confirmée en appel

Le membre de gang de rue Frank Antoine Joseph, condamné pour meurtre prémédité,... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne

Le membre de gang de rue Frank Antoine Joseph, condamné pour meurtre prémédité, n'a pas réussi à faire renverser son verdict de culpabilité par la Cour d'appel.

L'homme a été déclaré coupable de meurtre en 2011 par un jury après un procès présidé par la juge Sophie Bourque.

Un meurtre a été commis lors d'une fête à Montréal le 14 juin 2009. La victime, Louino Jeune, assistait à la fête de son amie de coeur, Pamela Hernandez, lorsque s'y est pointé son ex-petit ami, Kerlin Fils-Aimé.

Les deux hommes sont membres de groupes rivaux qui vivent des conflits violents. La tension monte lors de la fête et les deux appellent leurs amis respectifs. Alors que Louino Jeune est assis sur une clôture à l'extérieur, un homme s'approche, le salue, met des gants, sort un fusil tronçonné et lui tire à la tête avant de s'enfuir.

Après le procès, le jury a conclu hors de tout doute raisonnable que Frank Antoine Joseph, 18 ans, était le tireur, après avoir vu les preuves d'identification et les relevés de communications par téléphones cellulaires et entendu les témoignages.

Joseph en a appelé du jugement car il estimait que la juge avait donné des directives insuffisantes au jury sur les dangers de la preuve d'identification.

Deux personnes présentes à la fête ont identifié le tireur le soir même lors d'une parade photographique. Pamela Hernandez dit avoir reçu un appel de Joseph qui s'excusait, disant avoir voulu tirer dans les pieds de la victime, et non pas sa tête. Les relevés cellulaires indiquent aussi que Fils-Aimé a appelé Joseph plusieurs fois avant et après le meurtre.

De son côté, Joseph dit n'avoir rien à voir avec ce meurtre, nie avoir appelé Pamela et souligne de plus que le témoignage de Fils-Aimé ne l'impliquait aucunement.

Selon la Cour d'appel, dans son jugement rendu mardi, la juge Sophie Bourque a donné des directives correctes, avertissant les jurés des dangers de la preuve d'identification et a «abordé avec précision» ses faiblesses, dont le fait qu'une des deux personnes avait admis avoir identifié le tueur en procédant par élimination des photos.

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