Harcèlement sexuel: l'UQAM poursuit ses travaux hors de la tourmente

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La semaine dernière, une controverse avait éclaté après que des autocollants eurent été apposés sur la porte du bureau de professeurs travaillant à l'université.

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Dans la foulée de la controverse qui a entouré les questions de harcèlement sexuel et de la dénonciation, l'Université du Québec à Montréal a réitéré mercredi sa demande de ne pas se servir des médias sociaux pour dénoncer. Elle dit vouloir traiter de la question hors de la tourmente.

La semaine dernière, une controverse avait éclaté après que des autocollants eurent été apposés sur la porte du bureau de professeurs travaillant à l'université. La photo de ces portes avait ensuite circulé dans les médias sociaux, permettant l'identification des enseignants en question.

Dans un communiqué publié mercredi, le vice-recteur à la vie universitaire, Marc Turgeon, a dit tenir à ce que le comité déjà chargé d'étudier la question du harcèlement sexuel puisse poursuivre ses travaux dans un climat serein.

M. Turgeon n'était pas disponible pour accorder une entrevue mercredi.

Dans son communiqué, il déplore le procédé utilisé par ceux qui ont placardé d'autocollants les portes de bureaux de professeurs. «Ce procédé, que l'Université ne peut que réprouver, a malheureusement détourné l'attention d'un autre enjeu, tout aussi important, à savoir la prévention et l'intervention dans les cas de harcèlement et de violence à caractère sexuel», écrit-il.

Il mentionne que dans ses travaux préliminaires, le Comité institutionnel sur le harcèlement sexuel en est déjà venu à la constatation que les mécanismes pour recevoir et évaluer les plaintes afin de déterminer si une enquête est nécessaire ne répondent que partiellement aux enjeux.

Il estime qu'il faudra notamment prévoir des mécanismes de prévention et de soutien. Dans le cadre de ces actions de prévention, il invite à faire une réflexion de fond sur la notion de consentement, «peu importe la situation ou le statut des personnes impliquées».

«Des campagnes comme celle qui est en cours sur le respect et l'adoption éventuelle de règles d'éthique sont des occasions nous invitant à réfléchir aux moyens de favoriser davantage sur le campus un climat d'études et de travail respectueux des personnes», ajoute le vice-recteur Turgeon.

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