Au menu d'une Belle Province: hot dog, poutine... et cocaïne

Un restaurant La Belle Province du quartier Verdun où la coke était vendue... (Photo tirée de Google Maps)

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(MONTRÉAL) Un restaurant La Belle Province du quartier Verdun où la coke était vendue presque aussi allègrement que les hot dog ou la poutine a vu son permis être suspendu par la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ).

L'établissement sis à l'angle des rues de Verdun et Galt porte le nom Resto-bar La Belle Province. À l'avant se trouve le classique comptoir de fast food titulaire d'un permis de «restaurant pour vendre», où la vente d'alcool est permise pour accompagner un repas. Derrière, se trouve un petit local disposant d'un permis de bar pour 16 personnes et une licence d'exploitant d'appareils de loterie vidéo.

Pour se rendre dans le bar, il faut obligatoirement passer dans le restaurant, car aucune porte ne donne sur la rue à partir du bar, qui ferme en revanche plus tard que le restaurant.

En 2010, des policiers de la section Moralité Sud de la police de Montréal se sont intéressés à un petit réseau de trafiquants de coke qui opérait à La Belle Province et dans un autre bar du secteur, le Café Pino Bistro, rue Wellington.

Des agents doubles ont notamment acheté des quarts de gramme de cocaïne à La Belle Province, d'un employé, Marco St-Pierre. L'enquête a aussi démontré qu'il semblait travailler pour Stéphane Pelletier qui, lui, opérait au Pino. Les deux ont été observés à plusieurs reprises aux deux endroits.

Lors de l'arrestation des deux lascars, on a trouvé chez Pelletier un revolver de calibre 32, et à La Belle Province, on a trouvé six sachets de coke. St-Pierre a déjà plaidé coupable et écopé de quelques mois de prison pour cela.

Devant la RACJ, les propriétaires de La Belle Province ont nié que St-Pierre était leur employé, mais admis qu'il fréquentait le restaurant pour déjeuner et la section bar. Mais les policiers notent l'avoir observé sur place à de nombreuses reprises et même sortir les poubelles, ce que peu de clients font dans un établissement, ont conclu lesrégisseurs de la RACJ.

Les régisseurs Saifo Elmir et Pierre H. Cadieux croient que les propriétaires n'ont pas pris part au trafic, «mais qu'ils exerçaient de l'aveuglement volontaire et qu'ils ont consciemment toléré le trafic et/ou la vente de stupéfiants dans l'établissement La Belle Province sans tenter quoi que ce soit pour l'empêcher».

«La preuve a aussi démontré de nombreux signes de trafic et/ou de vente de stupéfiants dans l'établissement, tels des prises de contact de courtes durées, des échanges de main à main et de brèves rencontres dans les toilettes suivies de sorties immédiates de l'établissement», lit-on dans la récente décision de la RACJ.

Tous les permis du casse-croûte et bar sont donc suspendus pour 18 jours.

À noter que le Café Pino Bistro avait déjà vu le sien l'être pour 90 jours.

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