La supervision de garde d'enfants, «une très grosse responsabilité»

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Les trois enfants retrouvés morts dimanche soir à Drummondville, Laurélie, Anaïs et Loïc.

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Lorsqu'ils accordent une garde d'enfants limitée, comme dans le cas de Sonia Blanchette, les juges optent de plus en plus pour des visites supervisées par un membre de la famille, plutôt que d'exiger que les rencontres aient lieu dans les bureaux d'organismes spécialisés. Cependant, le tiers chargé de la surveillance porte une lourde responsabilité, avec bien peu de moyens, affirment des avocats en droit de la famille.

Lorsque les enfants de Sonia Blanchette sont morts, c'est la mère de cette dernière qui était chargée de superviser la rencontre. Pour des raisons encore inexpliquées, la femme a quitté l'appartement durant quelques minutes. Elle aurait retrouvé les trois corps à son retour. On ne sait pas si des accusations criminelles seront portées contre elle.

«Les membres des familles qui acceptent de superviser les visites ont une très grosse responsabilité. Pourtant, si les choses tournent mal, le seul pouvoir qu'ils ont est d'appeler le 9-1-1», note l'avocate Mireille Pélissier-Simard, experte de ces questions.

Au Québec, il faut des motifs très sérieux pour limiter le droit d'un parent à voir ses enfants. Lorsqu'ils le peuvent, les jugent optent pour une garde supervisée par un «sage» membre de la famille plutôt que pour des visites encadrées par un organisme comme Maisons de la famille. «C'est plus naturel. Les enfants sont dans un milieu qu'ils connaissent. C'est beaucoup moins traumatisant que de se retrouver dans un endroit où personne n'a jamais mis les pieds», explique l'avocat Jocelyn Verdon, expert en droit de la famille. Selon sa collègue, des juges font également ce choix à cause d'un manque de ressources dans certaines régions.

Dans un cas comme dans l'autre, le membre de la famille sert de caution. Normalement, le parent qui a la garde des enfants approuve le choix du surveillant de l'autre parent. Ce «gardien» ne reçoit habituellement ni encadrement ni formation avant d'assumer son rôle délicat. «Il n'y a pas assez d'aide», estime Me Pélissier-Simard, qui fait référence autant aux familles qu'aux organismes qui les encadrent. «Les ressources sont peu nombreuses.»

Son confrère est plus positif. «C'est très délicat de trouver l'équilibre entre la sécurité et le contact, note Me Verdon. On a un des meilleurs systèmes du monde, dans lequel il arrive des exceptions horribles comme ce qui est arrivé à Drummondville.»

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