Peu d'apprentis policiers congédiés

Simulation d'une opération policière avec un suspect armé.... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Simulation d'une opération policière avec un suspect armé.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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(Montréal) Peu d'apprentis policiers sont expulsés de l'École nationale de police du Québec (ENPQ) ou congédiés de la police de Montréal. Les deux organisations assurent que les tests d'entrée et la formation permettent de cibler les cas problématiques.

Bon an mal an, un ou deux étudiants sur 650 sont expulsés de l'ENPQ pour des motifs comportementaux. De huit à dix autres échouent au volet « comportement «, ce qui les oblige à suivre une formation d'appoint en éthique.

Le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) congédie rarement ses recrues : depuis 10 ans, 11 policiers auxiliaires ont été licenciés pendant leur année de probation, la plupart pour des raisons d'ordre administratif. Une dizaine d'autres policiers permanents ont été destitués.

Selon un ex-superviseur du SPVM, les sergents montent rarement des dossiers sur les policiers auxiliaires au comportement problématique. « Certains n'osent pas le faire, et c'est difficile de faire le suivi «, dit-il.

S'il y a peu de congédiements, c'est parce que le SPVM « met beaucoup d'énergie lors de la sélection «, selon le porte-parole Ian Lafrenière. Après avoir réussi les tests psychométriques, les examens de mise en situation et le test physique, les recrues doivent suivre une formation de quatre semaines.

Depuis trois ans, l'ENPQ fait aussi passer des tests psychométriques aux candidats. Une fois admis, ceux-ci sont appelés à travailler sur eux-mêmes, souligne Jean-Luc Gélinas, de l'ENPQ.

Selon le criminologue Marc Alain, l'ENPQ et les corps policiers devraient faire un dépistage psychométrique beaucoup plus sérieux. De plus, dit-il, la philosophie de la formation policière devrait être revue.

« Les policiers sont encore formés comme des techniciens alors qu'ils sont très souvent placés devant des dilemmes et des problèmes de l'ordre de ceux que les professionnels doivent affronter «, dit-il.

Le criminologue estime que la formation au Québec pourrait être plus longue, comme c'est le cas dans les pays scandinaves et en Allemagne, notamment. Les élèves doivent suivre un cours technique, seconder les policiers en exercice pendant deux ou trois ans et étudier durant trois ans à l'université.

« En allongeant la formation policière actuelle et en la sortant du cadre policier, peut-être qu'on découragerait quelques Rambos potentiels à s'engager «, dit-il.

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