Menaces contre des inspecteurs: le «Roi des taudis» acquitté

Claudio Di Giambattista a été poursuivi plusieurs fois... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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Claudio Di Giambattista a été poursuivi plusieurs fois devant d'autres instances pour l'insalubrité de ses immeubles locatifs. Mais c'est la première fois qu'il faisait face à des accusations criminelles en Cour du Québec.

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Claudio Di Giambattista a transporté sa rage, son amertume et son incompréhension en Cour du Québec, mercredi, où il était jugé pour menaces. Son acquittement, en fin d'après-midi, ne lui a pas permis de se défâcher. Il a promis malgré sa victoire de faire appel. «Vous allez en entendre parler», a-t-il lancé.

On reprochait à l'octogénaire, surnommé le Roi des taudis, d'avoir menacé des inspecteurs de la Ville de Montréal qui se sont rendus à son immeuble de la rue Ball, dans le quartier Parc-Extension, le 11 avril dernier.

M. Di Giambattista a été poursuivi plusieurs fois devant d'autres instances pour l'insalubrité de ses immeubles locatifs. Mais c'est la première fois qu'il faisait face à des accusations criminelles en Cour du Québec. L'homme, qui fêtera ses 84 ans dans quelques jours, se défend toujours seul. Mercredi, il a distribué des insultes ou des commentaires acerbes à tout le monde, en plus de vouloir exclure tout un chacun de la salle d'audience. Il revenait inlassablement avec les mêmes questions, même si les témoins y avaient répondu.

«Les misérables, a-t-il dit d'une voix autoritaire, en montrant quelqu'un dans la salle. Ça, c'est un avocat à gauche, allez, dehors!»

«Il m'a volé deux balcons en plywood peinturés», a-t-il dit à un autre moment.

«Jette-les en bas des marches»

L'accusation portée contre le vieil homme était liée au fait que le 11 avril dernier, en voyant les deux inspecteurs de la Ville de Montréal dans son immeuble, il aurait dit à un ouvrier qui travaillait avec lui: «Jette-les en bas des marches!»

Les inspecteurs n'ont pas porté plainte immédiatement, mais ils l'ont fait environ une semaine plus tard.

Hier, le procès faisait du surplace, et la juge Nathalie Fafard a mis fin au pénible exercice en après-midi. Elle s'est retirée une dizaine de minutes avant de rendre son jugement. Elle est convaincue que les paroles ont été prononcées, mais elles étaient accompagnées d'un flot d'insultes. L'accusé n'a aucune retenue et se croit victime du système, a-t-elle signalé. Dans le contexte, elle ne croit pas qu'il s'agissait d'une menace. Elle l'a donc acquitté.

M. Di Giambattista doit avoir un autre procès en Cour du Québec, cette fois pour méfait.

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