Vito Rizzuto doit comparaître à la commission Charbonneau

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Selon nos sources, le parrain déchu de la mafia Vito Rizzuto (à droite), rencontré par des policiers lundi à Montréal, agit comme un homme traqué.

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Daniel Renaud
La Presse

Des policiers ont brièvement rencontré le parrain déchu Vito Rizzuto lundi pour lui parler et lui remettre une assignation à comparaître à la Commission Charbonneau, ont confié plusieurs sources à La Presse. Le face à face, qui a eu lieu à Montréal, a été confirmé par la Sûreté du Québec, mais celle-ci n'a pas voulu dire à quelle heure, à quel endroit et dans quelques circonstances il a eu lieu. Après avoir écouté les policiers, l'ex-parrain a rapidement mis fin à l'entretien de façon polie, mais ferme.

On ignore ce que les enquêteurs avaient à dire à Vito Rizzuto mais on sait que c'est la Sûreté du Québec qui enquête sur le meurtre du mafioso calabrais Joe Di Maulo commis le quatre novembre à Blainville. Selon la police, Di Maulo aurait joué un rôle dans la lutte de pouvoir qui a mené à la chute des Rizzuto en 2010, ou leur aurait manqué de loyauté, et les enquêteurs n'excluent pas que l'homme de 70 ans ait été victime d'une vengeance ou d'une tentative de reprise de contrôle de la mafia par les Siciliens.

Ce serait la première fois que les policiers s'adressent à Vito Rizzuto depuis sa libération le cinq octobre. Après avoir purgé une peine de huit ans de prison, l'homme de 66 ans a quitté le pénitencier de Florence au Colorado où il se trouvait et a atterri à Toronto. Il est toutefois parvenu à échapper rapidement à la filature policière peu après son arrivée au pays. Depuis, des sources ont indiqué à La Presse que le parrain déchu se déplaçait beaucoup et que son ombre planait en périphérie de la métropole. Contrairement à ce qui a été dit dans certains médias, il ne se déplacerait pas à bord d'un véhicule blindé et ne serait pas flanqué de gardes du corps nous disent nos informateurs.

Vito Rizzuto, qui a encore de forts appuis à Toronto et à Montréal, agirait tout de même comme un homme traqué. Alors qu'il se trouvait toujours au pénitencier de Florence, un proche qui s'est rendu le visiter lui aurait fait le message que sa vie était menacée. Durant son incarcération, son fils aîné, Nick, et son père, Nicolo, ont été tués. Son beau frère, Paolo Renda, a également été enlevé et la police le croit mort.

Après avoir échangé quelques mots avec lui, les policiers lui ont remis une assignation à comparaître à la Commission Charbonneau, nous ont confirmé nos sources. Depuis le début des travaux de la commission, on a grandement fait état des liasses d'argent apportées par des entrepreneurs au Consenza, ancien quartier général des Siciliens où Vito Rizzuto se rendait pratiquement tous les matins durant l'enquête Colisée. Les commissaires espèrent donc qu'il témoignera  des liens entre la mafia montréalaise et l'industrie de la construction.

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