Les secouristes parlent d'une scène d'horreur à l'usine Neptune

Usine Neptune au lendemain de l'explosion.... (PHOTO JESSICA GARNEAU, LA TRIBUNE)

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Usine Neptune au lendemain de l'explosion.

PHOTO JESSICA GARNEAU, LA TRIBUNE

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L'explosion d'un réservoir contenant plus de 15 000 litres d'acétone ayant tué deux personnes et blessé 19 autres à l'usine Neptune Technologies, jeudi après-midi, à Sherbrooke, a provoqué une scène d'horreur que les secouristes dépêchés sur les lieux ne sont pas prêts d'oublier.

«Nous avons trouvé un homme accoté sur un poteau devant l'entreprise. Il était brûlé sur tout le corps, de haut en bas. C'était une véritable torche humaine. En 35 ans de carrière comme pompier, j'ai rarement vu quelque chose de semblable. Une scène effroyable», a expliqué Serge Collins, directeur adjoint du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPIS).

Les pompiers qui ont secouru les travailleurs prisonniers des flammes et des débris parlent d'un miracle si autant de travailleurs ont survécu. Une travailleuse a été coincée sous son bureau pendant 90 minutes, à la suite de l'effondrement de l'usine.

L'explosion aurait été causée par une erreur humaine ou mécanique.

«Nous savons qu'il y avait eu des opérations de remplissage d'acétone au cours de la journée. L'explosion pourrait être due à une manipulation d'acétone. Nous ne pourrons rien confirmer tant que nous n'aurons pas accès aux valves des réservoirs», a expliqué M. Collins.

Un travailleur lutte pour sa vie à Montréal

À plusieurs kilomètres de là, à Montréal, les quatre travailleurs qui avaient été transportés d'urgence, jeudi après l'accident, reposaient toujours dans un état grave.

Au moment de mettre sous presse, les médecins craignaient toujours pour la vie d'une personne, traité au Centre hospitalier de l'Université de Montréal.

Les trois autres ont été transférés au centre de grands brûlés. Leur état est stable, mais les médecins ont décidé de les maintenir dans un coma artificiel pour l'instant.

«Les brûlures du patient le plus atteint recouvrent 90% de son corps. Les autres patients sont atteints de 12% à 35% de leur corps, mais ils ont inhalé des vapeurs chaudes qui ont causé des blessures internes», a expliqué la Dr Isabelle Perreault, directrice médicale du centre pour grands brûlés.

Ceux-ci seront maintenus plusieurs jours sous respirateur, pour stabiliser leur condition.

Hier après-midi, la Ville de Sherbrooke a décidé de placer tous ses drapeaux en berne, pour honorer les victimes de l'accident.

«Nous sommes tous consternés par cette épouvantable tragédie et nos pensées se tournent entièrement vers les victimes et les familles éprouvées», a déclaré le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, lors d'un point de presse devant les décombres de l'usine.

Plusieurs travailleurs se demandent toujours quand les activités reprendront à l'usine.

Le directeur général de Sherbrooke Innopole, Pierre Bélanger, se veut rassurant. Il a expliqué qu'un plan de relance sera élaboré sous peu et que les travailleurs auront tout le soutien nécessaire.

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