«Elle devait être aveugle d'un oeil, ses cheveux ne devaient plus pousser, mais ce n'est pas ce qui s'est passé. Elle me dit: "Maman, je suis un miracle"», a dit Linda St Arnauld, jeudi matin, au palais de justice de Longueuil.
L'enquête sur la mise en liberté de l'ex-ami de coeur de la victime, Nikolas Stefanatos, 27 ans, devait avoir lieu en matinée aujourd'hui, mais le dossier a été une fois de plus reporté en raison d'un problème de salle. Selon l'avocate de la défense, Me Mélanie Grégoire, l'audience a été fixée au 2 octobre.
Tanya St Arnauld n'en veut pas à son présumé agresseur, selon sa mère, mais elle veut que justice soit rendue. Elle ne fait plus de cauchemar à propos du matin du 26 septembre, lorsque Nikolas Stefanatos, en crise de jalousie, l'aurait aspergée d'un produit pour déboucher les tuyaux (Pro Flo).
«Elle me dit: "Maman, on ne peut pas revenir en arrière." Elle a un bon moral», a dit sa mère.
Tanya St Arnauld passera encore beaucoup de temps au Centre des grands brûlés de l'Hôtel-Dieu. Ses plaies à la tête, qui atteignent presque le crâne, inquiètent les médecins, selon sa mère. Elle ira ensuite dans un centre de réadaptation pour réapprendre à bouger ses membres.
Pour que son visage guérisse et cicatrise bien, «elle va être obligée de porter un masque pendant longtemps, peut-être deux ans», a dit sa mère.
Les proches de la victime collectent des fonds pour lui venir en aide. Ils ont amassé à ce jour environ 10 000$.