Meurtres au CHUM: un mois de plus à Pinel pour Guerrier

Selon l'avocat François Bérichon, son client, Idelson Guerrier,... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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Selon l'avocat François Bérichon, son client, Idelson Guerrier, va mieux que dans les jours qui ont suivi sa mise en accusation, et il sait qu'il est accusé d'agression armée.

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Idelson Guerrier, accusé d'agression contre une patiente du CHUM, passera un mois de plus à l'Institut Philippe-Pinel à la demande de son équipe traitante, qui qualifie son cas de «complexe».

Guerrier est accusé d'agression armée contre une patiente du service de psychiatrie du pavillon Notre-Dame du CHUM, le 22 juin dernier.

Il est en outre le suspect principal en ce qui concerne la mort par asphyxie de Gaétan Sénécal, 69 ans, et d'un autre homme âgé de 77 ans, les 16 et 22 juin. On avait d'abord cru qu'ils étaient morts de cause naturelle, mais l'arrestation de Guerrier a jeté un nouvel éclairage sur leur cas.

Guerrier, 31 ans, était hospitalisé au CHUM à la demande de sa famille, qui s'inquiétait de sa paranoïa constante. La famille avait elle-même appelé la police un soir de juin, et les ambulanciers l'ont amené au CHUM, avec son consentement.

Après sa première comparution, Guerrier a été envoyé pour un mois en évaluation psychiatrique à l'institut Pinel, dont les spécialistes devaient déterminer son aptitude à comparaître devant le tribunal. Guerrier est retourné devant le juge aujourd'hui lundi, alors que les psychiatres devaient remettre leur rapport, mais ils ont plutôt demandé un mois de plus pour compléter leur évaluation.

«En gros, la lettre de l'équipe traitante dit que M. Guerrier souffre d'une maladie psychiatrique complexe et ils demandent un mois de plus pour l'examiner. Il retournera donc devant le juge le 4 septembre», a expliqué l'avocat de Guerrier, Me François Bérichon.

Selon lui, son client va mieux que dans les jours qui ont suivi sa mise en accusation, et il sait qu'il est accusé d'agression armée. Apparemment, il vit des moments difficiles depuis six mois.

Me Bérichon s'attend «à ce que de nouvelles accusations de meurtre soient déposées si la police peut en faire la preuve».

Dans les jours qui ont suivi les drames, Me Bérichon avait confié à La Presse que si Idelson Guerrier avait tué les deux patients de Notre-Dame, «il ne le savait pas», tant son état mental était perturbé.

Il a évoqué l'hypothèse d'une psychose.

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