Le procès de l'artiste Rémy Couture débutera en décembre

Caroline Touzin
La Presse

Rémy Couture s'est présenté devant le tribunal ce lundi matin avec un chandail sur lequel on pouvait lire: «Art is not a crime».

Accusé de corruption de moeurs, le maquilleur spécialisé en horreur revenait en cour aujourd'hui pour fixer la date de son procès devant jury.

Son procès, qui doit durer deux semaines, débutera le 10 décembre prochain.

L'artiste a fait imprimer des chandails comme celui qu'il portait ce matin pour amasser des fonds pour sa défense. Il estime avoir besoin d'amasser entre 25 000 et 40 000 dollars pour payer ses avocats et les trois experts qui viendront témoigner au procès. Il n'est pas admissible à l'aide juridique. Il est défendu par les criminalistes Véronique Robert et Robert Doré.

L'artiste de 34 ans se sent, bien malgré lui, devenu le porte-étendard de la cause de la liberté d'expression sur le web. Mais pas question de plaider coupable pour autant.

«Peu importe le verdict, il y aura toujours des images violentes qui vont circuler sur le web», a-t-il dit aux médias présents à sa sortie de la salle de cour au palais de justice de Montréal. «La Couronne va prétendre que je fais la promotion de la violence et des meurtres. C'est ridicule. Tant qu'à cela, on va accuser toute l'industrie des jeux vidéo», poursuit-il.

Rémy Couture prend la cause très au sérieux puisqu'il est passible d'une peine de prison s'il est trouvé coupable. Selon les recherches de ses avocats, il serait le premier artiste au Canada à être accusé de corruption de moeurs pour la production d'un film d'horreur.

«C'est beaucoup, beaucoup de stress», a-t-il indiqué. Surtout que ce n'est pas le seul combat qu'il mène à l'heure actuelle. Sa conjointe souffre d'un cancer et doit être opérée bientôt.

Son procès avait été reporté une première fois en septembre dernier, à sa demande. Il avait congédié son avocat de l'époque puisqu'il était insatisfait de son travail.

Rémy Couture, alias RemyFX, fait face à trois accusations de corruption de moeurs par la possession, la production et la distribution de matériel obscène. Ces accusations concernent des photos et deux courts métrages que l'accusé a mis en ligne sur un site consacré à l'horreur et sur son site personnel. Il y montrait notamment un tueur en série à l'oeuvre. Ses problèmes ont commencé quand Interpol a alerté la police de Montréal en 2009.

«On vient me greffer à un univers qui n'est pas le mien. Je ne fais pas de la pornographie. Je fais de l'horreur», se défend-il.

Plusieurs artistes québécois, et même américains, ont donné publiquement leur appui à l'accusé.

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