Un policier avoue avoir fait disparaître la contravention d'un mafieux

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Un policier de la Sûreté du Québec s'est avoué coupable lundi de complot et vol du constat d'infraction pour excès de vitesse qui avait été remis à Francesco Arcadi, un dirigeant de la mafia italienne à Montréal.

Le policier Serge Jr Parent a accepté de plaider coupable à ces infractions de nature sommaire après une entente avec le procureur de la couronne, qui a retiré les accusations plus graves d'abus de confiance et d'entrave au travail d'un policier qui avaient initialement été portées par acte criminel.

C'est la GRC qui avait découvert l'affaire en 2003 alors qu'elle avait placé le téléphone cellulaire de Francesco Arcadi sous écoute, dans le cadre de l'enquête antimafia Colisée.

M. Arcadi avait écopé d'un constat d'infraction sur l'autoroute 40, en revenant d'une partie de golf. Il avait alors appelé Giuseppe «Pépé» Lazzara, un employé du Café Consenza, qui servait de quartier général à la mafia, afin de savoir si quelque chose pouvait être fait relativement à la contravention.

Ce dernier avait appelé son neveu, le policier Parent, pour lui demander de l'aide pour un ami de la famille. Tout de suite après, la contravention avait disparu, et Arcadi n'a jamais eu à payer pour son excès de vitesse.

L'avocat du policier a répété plusieurs fois que son client ignorait qui était Arcadi, et qu'il n'avait pas conscience qu'il rendait ainsi service à un mafioso, lui qui travaillait justement sur l'équipe de filature de la SQ et qui avait une carrière irréprochable.

Mais la poursuite a souligné de son côté que le policier savait que son oncle connaissait des membres de la mafia italienne et que le tribunal doit «apprendre aux autres policiers qu'il y a des façons de procéder, et que ce n'en est pas une».

Le juge Robert Marchi rendra sa sentence le 9 février dans cette affaire.

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