Un incendie jette 18 familles à la rue

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Au total, les secours ont évacué les locataires... (Photo: Martin Chamberland, La Presse)

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Au total, les secours ont évacué les locataires de 24 logements. Hier soir, le Service de sécurité incendie de Montréal ne signalait aucune victime ni aucun blessé.

Photo: Martin Chamberland, La Presse

Catherine Handfield
La Presse

À trois jours de Noël, un incendie majeur a détruit deux immeubles à logements et en a endommagé un troisième, hier, dans le quartier La Petite-Patrie. La cause du sinistre est toujours inconnue.

Mais les résidants de 18 logements sont bien conscients des conséquences: un Noël sans chez-soi. Et bien des tracas.

 

«C'est l'enfer. On dirait Bagdad!» Pompier de formation, Sébastien Ciarlo regardait les flammes s'élever vers ciel. Devant lui, deux immeubles brûlaient. Une épaisse fumée envahissait l'avenue Christophe-Colomb.

Sébastien Ciarlo n'était pas en service hier soir, mais il compatissait avec ses confrères. «Je travaille à Montréal depuis quatre ans, et je peux vous dire que ce feu-là, il est énorme», a-t-il laissé tomber.

L'incendie, dont on ignore les causes pour le moment, a pris naissance vers 15h, au deuxième étage d'un immeuble situé au 6434, Christophe-Colomb, à l'angle de la rue Beaubien. Il s'est vite propagé à l'immeuble voisin, monopolisant 120 pompiers et 53 véhicules au plus fort du brasier. À trois jours de Noël, 18 familles ont été jetées à la rue.

En juin 2006, un incendie semblable avait partiellement ravagé le deuxième immeuble touché, nécessitant également l'intervention de plusieurs équipes de pompiers.

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Propagation rapide

Hier, à l'arrivée des pompiers, les flammes s'étaient déjà propagées au troisième étage de l'immeuble construit en briques et en bois autour des années 1910-1920. Quelques minutes plus tard, une partie de la structure arrière de l'immeuble en flammes s'est effondrée. Le Service de sécurité incendie de Montréal a immédiatement déclenché une alerte rouge, un signal qui ordonne aux pompiers de quitter les lieux en raison du risque d'effondrement.

Les flammes se sont alors propagées à l'immeuble voisin et ont menacé un troisième édifice une bonne partie de la soirée.

Vers 18h30, les pompiers ont commencé à prendre le dessus. «D'après moi, ça n'ira pas plus loin, a dit le chef des opérations au Service de sécurité incendie de Montréal, Richard Laporte. Mais comme il y a une structure qui s'est partiellement effondrée à l'arrière, nous sommes toujours en mode défensif. Nous attaquons le feu de loin.»

Au total, les secours ont évacué les locataires de 24 logements. «Il y a trois immeubles de six logements qui sont touchés, et un quatrième que nous avons évacué par précaution», a précisé M. Laporte. Une douzaine de religieuses habitant l'immeuble voisin ont aussi dû être évacuées.

Hier soir, le Service de sécurité incendie de Montréal ne signalait aucune victime ni aucun blessé. Les pompiers combattaient toujours les flammes au moment de mettre sous presse et devaient rester sur place une bonne partie de la nuit.

Quant aux dégâts, deux immeubles de six logements étaient lourdement endommagés, tandis qu'un troisième avait été affecté par l'exploration des pompiers.

Des conditions défavorables

Le travail des pompiers a été ralenti par la «circulation lourde et lente». «Ça a pris un certain temps aux camions avant d'arriver sur place et de pouvoir bloquer complètement l'intersection», a expliqué Richard Laporte.

Les conditions météorologiques ont aussi grandement compliqué le travail des pompiers. «Ce sont des conditions terribles pour eux», a résumé André Lavallée, maire de l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, rencontré sur place.

D'abord, les forts vents en direction sud ont alimenté les flammes et favorisé leur propagation dans les bâtiments adjacents. Ensuite, le mercure, qui a atteint -17 degrés, a également donné du fil à retorde aux pompiers, selon Richard Laporte. «Le froid produit un mouvement de convection vers le haut, ce qui accélère la propagation du feu», a-t-il expliqué.

Autre conséquence: la fumée a tendance à se maintenir au sol lors des grands froids, a indiqué le pompier Sébastien Ciarlo. «Présentement, les pompiers ont de la difficulté à voir où ils arrosent», a-t-il dit, montrant du doigt quatre pompiers qui dirigeaient leur lance d'incendie vers une fenêtre du deuxième étage.

 

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