À Rifle, Colorado, on mange un burger entouré d'armes

Même si ce n'est pas une obligation, la... (Photo EMILY KASK, Agence France-Presse)

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Même si ce n'est pas une obligation, la majorité des employés du «Shooters» sont désormais armés, comme les clients.

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Rifle

À Rifle, petite bourgade du Colorado, on peut manger un burger entouré d'armes: la patronne du restaurant «Shooters Grill», Lauren Boebert, ses serveuses et les clients en portent une à la ceinture.

Elle a ouvert ce restaurant, au nom prédestiné («Tireurs») dans une ville qui l'est tout aussi («Fusil»), avec son mari Jason en 2013. Le couple, qui découvrait la restauration, a choisi une décoration western pour son établissement, situé à côté d'une armurerie.

Peu après l'ouverture, un homme est battu à mort lors d'une altercation dans une ruelle à proximité du restaurant. Inquiète pour sa sécurité, Lauren Boebert se tourne alors vers son voisin, Edward Wilks.

«Je lui ai dit, "je veux porter une arme à feu. J'en possède, mais je ne connais pas la loi, apprends-moi"», explique-t-elle à l'AFP.

Le Colorado, un État rural de l'ouest des États-Unis, est l'un des 45 États américains à autoriser sous certaines formes le port d'arme visible, au nom du deuxième amendement de la Constitution qui garantit le droit de détenir une arme.

Elle achète donc un pistolet de modèle Taurus Judge et le porte au restaurant dès le lendemain. «Pour moi c'était normal, et les clients n'ont pas cillé», dit la trentenaire aux longs cheveux bruns.

Quelques semaines plus tard, une de ses serveuses demande l'autorisation d'être armée. «Ça n'était pas censé être automatique, c'était juste pour la protection, vous et nous».

Même si ce n'est pas une obligation, la majorité des employés du «Shooters» sont désormais armés, comme les clients. Ceux-ci n'ont toutefois pas le droit de sortir leur arme de son étui, sauf en cas de danger.

Le patron de l'armurerie voisine est aussi chargé de former les salariés et les clients qui le souhaitent au port d'armes.

Si la décoration est restée dans le ton des westerns, avec des photos de l'acteur John Wayne et des carabines Winchester accrochées aux murs, les propriétaires affichent leur passion pour les armes et se prononcent ouvertement en faveur du deuxième amendement.

«Les armes sont les bienvenues», annonce une affichette sur la porte d'entrée. Devant les cuisines, une autre rappelle que l'établissement «n'est pas une zone sans arme». Au menu, les clients peuvent notamment choisir entre un sandwich «Poulet balistique» ou un burger «Suisse et Wesson». Des reproductions du texte de la Constitution sont placées sur les tables, salières et poivriers sont en forme de balles de fusil...

La notoriété du restaurant a dépassé les frontières de la petite ville et les clients viennent désormais du monde entier, assure Lauren Boebelt.




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