«Seulement» 10 000 personnes pour les 15 ans de Rubi

Rubi Ibarra danse avec on père, Cresencio, lors... (AFP, Mauricio PALOS)

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Rubi Ibarra danse avec on père, Cresencio, lors de le fête donnée pour ses 15 ans, à Villa de Guadalupe, dans l'État mexicain de San Luis Potosi, lundi.

AFP, Mauricio PALOS

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Yemeli ORTEGA
Agence France-Presse

Environ 10 000 personnes «seulement» ont assisté lundi à la fête d'anniversaire - devenue virale sur les réseaux sociaux - des 15 ans de la jeune Mexicaine Rubi, endeuillée par le décès accidentel d'un participant lors d'une course de chevaux.

Plus d'un million de personnes avaient confirmé sur internet leur participation à la fête des 15 ans de Rubi Ibarra. Partout en Amérique latine, cet anniversaire est considéré comme une étape cruciale, célébrée lors d'une grande fête traditionnelle appelée «quinceañera».

L'anniversaire était organisé dans un village de 200 habitants, près de San Luis Potosi (nord), après l'invitation lancée par ses parents sur les réseaux sociaux.

La fête, si elle a finalement réuni moins de monde que prévu, a tout de même pris l'allure d'un immense show dans une zone rurale très peu peuplée avec feux d'artifices, immense banquet traditionnel et concert sur une scène spécialement aménagée avec écran géant.

L'anniversaire a cependant été endeuillé par un accident survenu en milieu de journée lors d'une course de chevaux qui a fait un mort et un blessé.

«Deux personnes ont pénétré sur la piste et ont été heurtées par les chevaux (...). L'une d'elles est décédée et l'autre a été hospitalisée avec une fracture de la jambe», ont indiqué les autorités de l'Etat de San Luis de Potosi dans un communiqué.

Malgré cet accident, la fête s'est poursuivie comme prévu.

«Bon après-midi à tous!» a lancé aux invités en montant sur scène la jeune fille aux longs cheveux noirs, dont le sourire laissait apparaître un appareil dentaire.

La foule lui a répondu par des cris enthousiastes tandis que des journalistes agglutinés devant la scène tentaient de capturer chaque mouvement de l'adolescente qui portait une robe aux motifs fleuris couverte de paillettes, et une tiare sur la tête.

Au soleil couchant, la jeune femme a ensuite ouvert le bal au bras de son père avant qu'un entrepreneur n'annonce qu'il lui offrait une voiture neuve pour l'occasion.

Des centaines d'invités ont brandi leur portable pour filmer le moment où la jeune femme a reçu une couronne avant que des feux d'artifice n'éclairent le ciel.

«Nous t'aimons! Rubi nous t'aimons!» ont crié les invités à la jeune fille tandis qu'un groupe de musique traditionnelle mexicaine entamait un concert.

«Allons-y!»

«Comme ils ont dit qu'ils invitaient tout le monde alors nous nous sommes dit: 'allons-y!'» a déclaré à l'AFP Tania Rodriguez, qui a fait cinq heures de voiture depuis le nord du pays pour assister à la fête.

«Avec tout ce qu'il y a eu sur elle, on a eu l'impression que Rubi faisait partie de la famille», a ajouté son mari, Gonzalo Torres, avant d'aller chercher une bière.

Des stands avaient été installés où des commerçants vendaient de la nourriture et de boissons. Beaucoup d'invités dansaient, certains portant le masque en papier de la désormais fameuse Rubi.

Cette fête des 15 ans «est née sous le signe de la chance» commentait Rosalina Fortuna, une femme chauffeur de taxi de 54 ans, venu de Coahuila (nord) avec ses 13 enfants et neveux pour voir de près Rubi.

La jeune fille a été interviewée par les plus grandes chaînes mexicaines, qui lui ont proposé d'entamer une carrière de chanteuse et d'actrice.

Une compagnie aérienne avait proposé une réduction à tous ceux qui souhaitaient se rendre à la fête et une marque alimentaire a commandité le banquet. Un gouverneur et plusieurs artistes ont de leur côté fait parvenir des cadeaux à la jeune fille.

Des forces de police locale et fédérale avaient été mobilisées pour assurer la sécurité de l'événement.

«Vive Rubi!» criaient depuis des véhicules des jeunes vêtus de chapeaux et bottes de cow-boys.

«Cela prend des dimensions totalement scandaleuses», a estimé Mercedes Poiré, directrice du centre d'opinion publique de l'Université del Valle à Mexico. Nous risquons «de tomber dans une société de l'absurde» en donnant de l'importance à «quelque chose qui franchement n'en a pas».




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