Du polo à dos d'éléphants en plein coeur de Bangkok

Les éléphants portent sur leur dos leur cornac... (Photo Jorge Silva, Reuters)

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Les éléphants portent sur leur dos leur cornac mais aussi un joueur assis juste derrière, en pantalon blanc et casque de polo.

Photo Jorge Silva, Reuters

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Agence France-Presse
Bangkok

Comme un match de polo au ralenti: une vingtaine d'éléphants ont lancé jeudi quatre jours de compétition en plein coeur de Bangkok, pour récolter des fonds pour cet animal emblématique du royaume, souvent soumis à des abus.

Les éléphants, leur numéro de joueur inscrit à la craie sur leurs pattes, portent sur leur dos leur cornac mais aussi un joueur assis juste derrière, en pantalon blanc et casque de polo.

Ce tournoi annuel, organisé sur un terrain en plein centre de Bangkok, réunit cette année des joueurs professionnels de polo, des stars de rugby de Nouvelle-Zélande, des célébrités thaïlandaises et les membres d'une troupe de cabaret transgenre.

Quant aux joueurs, ce sont pour la plupart des pachydermes qui travaillent habituellement dans le secteur du tourisme, comme la majorité des 4000 éléphants domestiqués de Thaïlande.

Une expérience qui enchante les joueurs de polos, bouleversés dans leurs habitudes.

«C'est difficile et fatigant», explique Lars Kerfin. «Cela paraît facile mais les battes sont lourdes et les éléphants pas faciles à bouger. Mais c'est drôle».

Le polo à dos d'éléphant, qui se pratique aussi en Inde, est critiqué par les défenseurs des animaux, qui dénoncent les mauvais traitements subis par les pachydermes.

Edwin Wiek, de la Wildlife Friends of Thailand, dénonce la façon dont les coureurs infligent des coups aux éléphants pour les orienter sur le terrain. Une version contestée par les organisateurs.

«Il y a une surveillance par des médecins, on leur donne des vitamines et ils ont plus de nourriture qu'en temps normal», affirme Tim Boda, l'un des employés de l'hôtel qui organise le tournoi cette année.

L'utilisation des éléphants dans le secteur du tourisme est vue d'un mauvais oeil par les défenseurs des animaux qui dénoncent leur exploitation sept jours sur sept.

Au début février, un touriste britannique a été tué par un éléphant sur une île du sud du pays. En août, un éléphant avait tué son cornac avant de s'enfuir dans la jungle avec trois touristes chinoises terrifiées sur son dos.

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