Taïwan: un soulier de verre de 17 mètres pour les amoureux

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L'escarpin géant de 17 mètres de haut a été conçu pour être le décor de photos de mariage pas comme les autres.

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Agence France-Presse
Taipei

Les couples taïwanais pourront bientôt apporter une touche de glamour XXL à leurs photos de mariage en posant devant un escarpin géant de 17 mètres de haut, qui sera inauguré en février dans le sud-ouest de l'île.

Le soulier de verre bleu et d'acier est déjà baptisé «l'église-chaussure» («shoe church»).

Mais le clinquant monument, dont on imagine mal où pourraient se tenir les fidèles, n'est pas un lieu de culte. Il a été conçu pour être le décor de photos de mariage pas comme les autres.

Les autorités de la province de Chiayi, sur la côte occidentale de Taïwan, multiplient les actions pour attirer les touristes. L'escarpin géant est leur dernière initiative après la récente inauguration de l'antenne locale d'un des plus grands musées de l'île, à une quarantaine de minutes en voiture de là.

Malgré les critiques, certains jugeant l'aspect tape-à-l'oeil de l'escarpin ne colle pas au milieu naturel, les autorités sont sûres que'«il deviendra un nouveau lieu de tourisme», a déclaré à l'AFP Hung Chao-chang, le porte-parole de l'organisation chargée de promouvoir le tourisme dans cette partie de l'île.

«Son design est unique. La plupart des mariées aiment porter des talons aiguille et je crois que ce bâtiment correspondra à leur imagination», a-t-il poursuivi. «En fait, nous avons déjà reçu beaucoup d'appels pour nous demander quand ça allait ouvrir.»

Le monument sera inauguré le 8 février, jour du Nouvel An chinois.

Les autorités locales, qui ont dépensé plus de 650 000 dollars pour sa construction, espèrent que l'escarpin de verre bleu connaîtra le même succès qu'une autre installation voisine conçue par le gouvernement - deux arches connues sous le nom d'«église de cristal» - qui est devenue le décor préféré des mariés taïwanais.

Mais au-delà de sa valeur esthétique, la chaussure témoigne également du passé tragique de la région.

Dans les années 50, des centaines de villageois des zones côtières du sud ont été victimes de gangrène en ingurgitant de l'eau contaminée à l'arsenic.

Beaucoup de personnes ont dû être amputées des pieds pour rester en vie.

«Cette sculpture en forme de chaussure est là pour signaler la fin de cette tragédie», a assuré Hung Chao-chang.

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