Quand «El Chapo» devient une icône de mode

«El Chapo» arrêté vendredi deviendrait-il une icône de mode? C'est le pari d'un... (Photo tirée du site internet du magasin)

Agrandir

Photo tirée du site internet du magasin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
LOS ANGELES

«El Chapo» arrêté vendredi deviendrait-il une icône de mode? C'est le pari d'un magasin de gros de Los Angeles qui fait la promotion de ses modèles de chemises avec des photos du baron mexicain de la drogue qui les porte.

««El Chapo» Guzman porte les chemises de Barabas!», s'enthousiasme sur sa page Facebook le magasin de vêtements, situé dans le Fashion District de Los Angeles, l'équivalent du Sentier à Paris.

Sur son site internet, Barabasmen.com, il ajoute: «Donnez-nous un Like sur Facebook et Instagram pour avoir une chance de gagner l'une de nos chemises «El Chapo»».

Il utilise sur son site internet et sa page Facebook des photos du «courtaud» («El Chapo» en français) publiées ce week-end par le magazine Rolling Stone pour illustrer l'interview contestée de Joaquin Guzman, de son vrai nom, par la star hollywoodienne Sean Penn.

Sur une première photo, où Sean Penn et «El Chapo» échangent une poignée de main, l'ex-homme le plus recherché du Mexique, en plan américain, moustachu et bedonnant, porte une chemise à larges rayures verticales bleues et grises sur-imprimée d'arabesques. Juxtaposée, on voit un mannequin svelte porter la même chemise, le modèle «Fantasy», pour lequel il faut débourser la coquette somme de 128 dollars.

Sur une deuxième photo, tirée d'une vidéo de l'interview publiée par Rolling Stone, Guzman apparaît glabre, assis et en plan serré, portant une chemise bleue turquoise à motif cachemire. Juste à côté, de nouveau, un jeune éphèbe portant une chemise similaire «Crazy Paisley» (128 dollars).

Sandra Mancia, une représentante du magasin de gros, est certaine que le fabricant porte des modèles Barabas: «Ce sont NOS chemises. Ca se voit aux détails sur les photos», a-t-elle dit à l'AFP.

Les ventes ont «beaucoup» augmenté depuis la parution de l'interview du criminel par Sean Penn, qui n'en finit pas de faire polémique, ajoute Mme Mancia.

Où le narcotrafiquant a-t-il pu acheter ses chemises? «C'est une bonne question», a répondu Mme Mancia, qui a précisé que «les gens viennent à Los Angeles faire des achats de gros».

Les produits sont ensuite vendus au détail au Mexique, aux Etats-Unis et dans d'autres pays.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer