Anti-Nobel: Harvard récompense des études insolites

Si une vache se relève, il n'est pas... (Photo Alain Roberge, La Presse)

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Si une vache se relève, il n'est pas facile de savoir quand elle va se recoucher, conclut une étude primée lors de la cérémonie des anti-Nobel qui s'est tenue à l'université Harvard jeudi.

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Agence France-Presse
New York

L'université américaine d'Harvard, qui chaque année récompense avec humour les découvertes de vrais chercheurs faisant rire et réfléchir, a remis ses anti-Nobel 2013 jeudi.

L'équipe grenobloise de Laurent Bègue (université Pierre Mendès-France) a reçu le prix de psychologie, pour une étude prouvant que plus on boit, plus on se trouve beau. L'étude était intitulée «Beauty is in the eye of the beer holder», et réalisée en coopération avec les universités de Paris-Descartes, Paris-VIII, l'Université d'État de l'Ohio. Elle a été publiée l'an dernier dans le British journal of Psychology.

En médecine, le prix est allé à une équipe sino-japonaise, qui avait étudié les effets de l'opéra sur des souris ayant reçu une transplantation cardiaque.

Drôle, mais peu utile au quotidien, une étude a également reçu le prix de la probabilité, pour avoir montré que plus une vache est restée allongée longtemps, plus il est probable qu'elle se relèvera bientôt. Ses auteurs (Grande-Bretagne, Pays-Bas et Canada) ont aussi découvert que si une vache se relève, il n'est pas facile de savoir quand elle va se recoucher.

L'anti-Nobel (IG-Nobel) de la paix est lui allé à un vrai président, celui du Belarus Alexander Lukashenko, qui a déclaré illégal d'applaudir en public.

Dans la catégorie biologie et astronomie, le prix est allé à une équipe (Suède, Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Grande-Bretagne) qui avait montré que les scarabées bousiers, quand ils sont perdus, retrouvent leur chemin en regardant la Voie lactée.

Et en physique, il a été remis à des chercheurs italien (université de Milan), français, russe, suisse et britannique, ayant montré que certaines personnes seraient physiquement capables de courir sur la surface d'un étang... si celui-ci était sur la lune.

L'anti-Nobel de chimie a lui récompensé une équipe japonaise ayant découvert que le processus qui fait que les oignons font pleurer, est encore plus compliqué que les scientifiques ne le pensaient.

Les prix ont été remis à leurs gagnants par cinq vrais prix Nobel, Dudley Herschbach (chimie 1986), Roy Glauber (physique, 2005), Eric Maskin (économie, 2007), Sheldon Glashow (physique,  1979), et Frank Wilczek (physique, 2004).

Les gagnants, qui avaient voyagé à leurs frais, avaient 2 minutes pour leur discours de remerciement, et c'est une fillette de 8 ans qui, intransigeante, surveillait qu'ils restent dans le temps imparti.

C'était la 23e édition de ces prix annuels, remis à l'université d'Harvard à Cambridge, dans la banlieue de Boston.

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