Des activistes veulent bloquer l'interdiction de nudité à San Francisco

Des nudistes sont expulsés d'une salle de l'hôtel... (Photo Beck Diefenbach, Reuters)

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Des nudistes sont expulsés d'une salle de l'hôtel de ville de San Francisco, le 4 décembre dernier.

Photo Beck Diefenbach, Reuters

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Associated Press
San Francisco

Des nudistes de San Francisco contesteront jeudi une nouvelle loi municipale qui obligerait les gens à porter des vêtements lors d'une audience devant un juge fédéral.

Le juge de district américain Edward Chen devra décider si la loi entrera en vigueur le 1er février ou si elle doit être bloquée, le temps que soit étudiée la requête des nudistes visant à invalider l'ordonnance.

Les activistes font valoir que l'interdiction de la nudité publique contrevient au droit à la liberté d'expression garanti par le premier amendement de la Constitution parce que leur nudité est une déclaration politique.

Ils font aussi valoir que la nouvelle loi viole les droits de protection égale parce qu'elle prévoit des exemptions pour les enfants de moins de cinq ans et pour la tenue de certains événements, comme le défilé de la fierté gaie ou la course à pied annuelle «Bay-To-Breakers», qui est reconnue pour les costumes farfelus - ou l'absence de tout vêtement - de ses participants.

Les avocats de la ville rétorquent que l'interdiction est une question de santé publique, de sécurité et de «bien-être général» pour tous les résidants de San Francisco.

Le conseil de superviseurs de la Ville a autorisé l'interdiction le mois dernier au terme d'un vote de 6 contre 5, malgré les manifestations de plusieurs nudistes et d'autres citoyens les appuyant. Ces derniers estiment que l'interdiction n'est pas nécessaire et qu'elle détournerait l'attention des policiers de problèmes plus importants, tout en minant la réputation de San Francisco pour ses valeurs de tolérance et son appréciation des personnes plus marginales.

L'interdiction oblige les citoyens à porter un vêtement sous la taille lors de toute apparition publique.

Si la loi devait entrer en vigueur, elle imposerait une amende maximale de 100 $ pour toute première infraction, mais les procureurs pourraient demander qu'une troisième infraction soit considérée comme un méfait passible d'une amende de 500 $ et d'un an de prison.

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