Longueuil dans un cul-de-sac politique

L'hôtel de ville de Longueuil... (Photo Edouard Plante-Fréchette, Archives La Presse)

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L'hôtel de ville de Longueuil

Photo Edouard Plante-Fréchette, Archives La Presse

La mairesse de Longueuil Sylvie Parent n'entend pas fléchir dans la bataille politique face aux élus majoritaires de l'opposition. Elle a décidé de maintenir la suspension des commissions locales malgré la résolution du conseil municipal de les réactiver.

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La mairesse de Longueuil Sylvie Parent

Photo André Pichette, Archives La Presse

Mme Parent a fait connaître ses intentions à la toute fin de la séance extraordinaire du conseil municipal d'hier après-midi, qui avait été convoquée par l'opposition. Après deux semaines de tiraillements politiques, l'opposition avait obtenu la tenue de cette assemblée extraordinaire, bien qu'elle ait eu lieu quelques heures seulement avant celle - ordinaire et mensuelle - d'hier soir.

Se qualifiant elle-même de « fâchée », la mairesse a d'abord rappelé que le comité exécutif et le directeur général doivent donner leur accord si les commissions requièrent des ressources de la Ville. Elle a également souligné que le directeur général avait autorité sur tous les employés de la Ville et qu'il pouvait donc leur interdire de participer aux travaux d'une commission si telle était la volonté exprimée du comité exécutif. Cela étant établi, elle a affirmé que le chef de l'opposition, Xavier Léger, « doit maintenant se résigner ».

« L'OPPOSITION TIRE DANS TOUS LES SENS », DIT LA MAIRESSE

« Tant que nous n'aurons pas revu les mandats, la composition et la gouvernance des commissions, les instructions au directeur général ne changeront pas. Nous ne pouvons pas laisser les commissions travailler sur n'importe quoi et n'importe comment juste parce que l'opposition bonifie son salaire », a soutenu Sylvie Parent devant le conseil municipal.

Lors d'un entretien téléphonique, Mme Parent a expliqué que le rythme de travail imposé par l'opposition dans les commissions était trop grand pour l'administration, qui « ne sait plus où donner de la tête ». « Notre colonne vertébrale de toutes nos orientations doit être le plan municipal. C'est là-dessus que l'on s'est entendus [en mars dernier]. Alors que maintenant, l'opposition tire dans tous les sens. »

En marge de l'assemblée, Xavier Léger a dénoncé « l'entêtement » de Mme Parent. « Elle choisit délibérément de ne pas écouter le conseil municipal », a-t-il souligné. Selon lui, la mairesse « a prouvé son incapacité d'élever le débat à Longueuil ».

Sylvie Parent a proposé une réunion avec l'opposition pour ouvrir la discussion. Il fallait le faire avant de suspendre les commissions, a répliqué M. Léger.

RÉMUNÉRATION DES ÉLUS

Ce qui ressort en filigrane des débats, c'est la rémunération des membres de l'opposition. La multiplication des réunions des commissions leur permet d'ajuster à la hausse leurs émoluments.

« Depuis le début du mandat, la question des nominations a monopolisé outrageusement les travaux du conseil. Les membres de l'opposition n'en ont jamais assez », a affirmé Mme Parent.

De son côté, Xavier Léger reconnaît qu'il souhaite l'uniformisation des salaires pour l'ensemble des élus, permettant ainsi aux membres des commissions de toucher des allocations équivalentes à ce que reçoivent les membres du comité exécutif. « On a apporté ça comme une piste de solution parmi tant d'autres. C'est toujours elle qui continue de parler d'argent », a indiqué M. Léger.




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