Les employés de la STM votent en faveur d'une grève générale illimitée

Ce vote survient deux jours avant le déclenchement... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, archives LA PRESSE)

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Ce vote survient deux jours avant le déclenchement d'une grève des heures supplémentaires de six jours des employés d'entretien de la STM.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, archives LA PRESSE

L'insatisfaction des employés de la Société de transport de Montréal (STM) continue de grimper. Jeudi, les quelque 4500 membres du syndicat des chauffeurs et opérateurs de métro ont voté à 99 % pour un mandat de grève générale illimitée à déclencher si l'impasse persiste dans la négociation de leur contrat de travail.

« Ça fait trop longtemps que les membres n'ont pas les outils nécessaires pour effectuer leur travail. On a besoin de temps pour desservir notre clientèle, ce qu'on n'a pas », a martelé le président de la section locale 1983 du Syndicat canadien de la fonction publique, Renato Carlone, à l'issue du vote de ses membres réunis jeudi en assemblée générale.

La veille, c'étaient les 2400 membres du syndicat des employés d'entretien de la STM qui augmentaient la pression en annonçant le début d'une grève des heures supplémentaires de six jours à compter de dimanche. Les conventions collectives de quatre des six syndicats de la STM sont échues depuis janvier dernier.

Les chauffeurs et les opérateurs de métro de la STM réclament entre autres que l'employeur leur alloue plus de temps pour effectuer leurs trajets. Selon le syndicat, la présence de travaux routiers, l'ajout de nouvelles limites de vitesse et le partage de la route « influencent la façon de circuler », mais ces réalités « ne sont pas prises en compte » dans les circuits.

« On aimerait ça avoir le temps que les personnes âgées s'assoient avant qu'on décolle, illustre M. Carlone. On est écoeurés de vivre avec ce stress-là de subir la frustration des usagers si on n'arrive pas à temps. » Selon lui, les trajets actuels « sont complètement irréalistes » et « mal planifiés », et les chauffeurs « en paient le prix »

Le syndicat réclame que la STM s'engage formellement « à s'attaquer à ce problème qui impacte autant le public que [ses membres] ». Par ailleurs, au cours des prochaines semaines, les employés de la STM tenteront de sensibiliser la population à leur cause. Le syndicat ne s'est pas non plus fixé de date butoir pour le déclenchement de la grève.

La STM se veut rassurante

La STM a dit « prendre acte » de la décision de ses chauffeurs et opérateurs de métro et se montre rassurante envers ses usagers. « Il est important de préciser qu'une grève n'est pas déclenchée par ce mandat et que le processus de négociation avec ce syndicat suit son cours », a indiqué la STM dans un communiqué publié tard jeudi soir.

La STM rappelle également qu'elle doit être mise au courant sept jours avant un éventuel arrêt de travail puisque le service de transports collectifs est soumis à la Loi sur le maintien des services essentiels. C'est le Tribunal administratif du travail qui tranche sur les services à maintenir en cas de grève si le syndicat et la partie patronale n'arrivent pas à s'entendre.

« On respecterait cette entente [sur les services essentiels]. C'est certain qu'on n'irait pas à l'encontre de ça », a déjà prévenu M. Carlone. Depuis janvier, le syndicat des chauffeurs et des opérateurs de métro et l'employeur ont tenu 23 séances de négociation sans en arriver à un accord sur le prochain contrat de travail.

Le dernier vote de grève des chauffeurs de la STM remonte à 10 ans.




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