Feu vert à la réfection des paddocks du circuit Gilles-Villeneuve

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Les nouveaux paddocks occuperont trois étages. Le premier accueillera les garages pour les équipes, ainsi que des locaux pour le personnel. Le deuxième abritera des loges, le podium et les espaces pour les médias. Enfin, au troisième, on retrouvera des loges et une terrasse.

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L'administration Plante donne le feu vert au projet de réfection des paddocks du circuit Gilles-Villeneuve, malgré la facture plus élevée que prévu.

Le comité exécutif autorisera ce matin la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD) à accorder un contrat de 59,9 millions au Groupe Geyser pour la réfection des infrastructures du Grand Prix du Canada. Celui-ci viendra s'ajouter à plusieurs autres mandats, portant ainsi à 76 millions la facture de la réfection des paddocks et de la zone hospitalité. Le coût final du projet exigé en vertu du contrat avec la Formule 1 est ainsi nettement plus élevé que le montant de 48 millions avancé en décembre 2015 par Montréal et le gouvernement.

L'augmentation de la facture s'explique en grande partie par l'ajout de travaux qui n'avaient pas été prévus au départ. Dans la première estimation pour ces travaux, Montréal avait prévu que la plage, la piste cyclable et le bassin olympique où se déroulent des compétitions d'aviron seraient fermés. Or, la décision de les maintenir ouverts pendant les travaux force l'entrepreneur à faire les fondations du bâtiment par pieux. Cette technique de construction a fait gonfler la facture de près de 4 millions à elle seule.

Ensuite, la SPJD a décidé d'ajouter des travaux de réfection des infrastructures souterraines, qui dataient des Jeux olympiques de 1976. Des postes de transformateurs électriques doivent aussi être refaits. Ces deux éléments, qui n'avaient pas été inclus dans les évaluations initiales, viennent alourdir la facture d'une autre tranche de 4 millions. En ajoutant les taxes, la dernière estimation s'était ainsi chiffrée à 55 millions.

Voilà, les résultats de l'appel d'offres ont été plus élevés que prévu. Groupe Geyser a fait l'offre la plus basse, à 59,9 millions, soit 8,7% de plus que la plus récente estimation. Quatre autres firmes ont aussi fait des offres, allant de 62,1 à 69,4 millions.

Un projet d'ampleur

Le projet prévoit la démolition des anciens paddocks construits en 1988 pour les reconstruire selon les plus récentes exigences de la Fédération internationale de l'automobile.

Au passage, on augmentera la capacité des loges au-dessus des garages à 5000 places, plutôt que les 1800 actuellement offertes. La salle de médias, qui était montée et démontée chaque année, deviendra permanente. Ces travaux se dérouleront sans nuire à la présentation des deux prochains Grands Prix, ni aux activités du Parc.

Les travaux chercheront à «retrouver l'esprit architectural des pavillons de l'Expo 67». Le bâtiment sera également utilisable à l'année.

Les paddocks occuperont trois étages. Le premier accueillera les garages pour les équipes, ainsi que des locaux pour le personnel. Le deuxième étage abritera des loges, le podium et les espaces pour les médias. Enfin, au troisième, on retrouvera des loges et une terrasse.

Boni et pénalités

L'entrepreneur aura tout intérêt à livrer le chantier à temps, voire avant l'échéance. En vertu de son contrat, le Groupe Geyser sera admissible à un boni pouvant atteindre un quart de million s'il termine les travaux avant la date butoir du 30 avril 2019. L'entrepreneur pourra recevoir 25 000 $ par jour, pour un maximum de 10 jours.

À l'inverse, l'entrepreneur s'expose à de lourdes pénalités s'il livre le chantier en retard. Ainsi, il pourrait se voir priver de 50 000 $ pour tout jour de retard. Et ce, sans plafond.

La Ville estime qu'il importe d'aller de l'avant le plus rapidement possible avec ces travaux. «Tout délai dans l'octroi de ce contrat pourrait retarder la livraison du projet et ainsi avoir un impact sur la tenue de l'édition 2019 du Grand Prix du Canada», peut-on lire dans un document remis aux élus.

Le ministère des Affaires municipales ayant accordé une subvention de 18 millions, la Ville de Montréal devra ainsi débourser 38,3 millions. Le document remis aux élus ne détaille pas comment les 3,6 millions restants seront financés.

CALENDRIER POUR LA RÉFECTION DES PADDOCKS

Avril 2018 : octroi du contrat

Juillet 2018 : début des travaux

Mai 2019 : fin des travaux

Juillet 2019 : suivi à la fin des travaux




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