Longueuil: la moitié des dépenses électorales pour la course à la mairie

Sylvie Parent a été portée à la mairie... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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Sylvie Parent a été portée à la mairie de Longueuil, en novembre dernier. La chef du parti Action Longueuil est sortie victorieuse avec une mince avance de 0,2 % sur sa rivale Josée Latendresse, du parti Longueuil citoyen.

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Pour réussir à se hisser à la mairie de Longueuil, Sylvie Parent a dépensé 76 000 $ en campagne électorale, contre 59 000 $ pour sa principale rivale, Josée Latendresse. Ni l'une ni l'autre n'a atteint le maximum permis par la loi, soit 81 000 $.

C'est ce que révèlent notamment les rapports de dépenses électorales transmis par les partis politiques qui ont participé au scrutin municipal du 5 novembre dernier.

La bataille électorale a principalement opposé Action Longueuil et Longueuil citoyen. Les dépenses de ces deux partis pour promouvoir leur chef respective représentent la moitié de tout l'effort financier déployé : 54 % chez Action Longueuil et 49 % pour Longueuil citoyen.

La chef d'Action Longueuil, Sylvie Parent, est sortie victorieuse avec une mince avance de 0,2 % sur Josée Latendresse de Longueuil citoyen. Le parti de Mme Latendresse a toutefois obtenu la majorité au conseil municipal (neuf candidats ont été élus sous cette bannière ; une conseillère municipale siège maintenant comme indépendante).

Priorité à la publicité

Pour l'ensemble de sa campagne, le parti Action Longueuil a dépensé 140 000 $. Le rapport de Longueuil citoyen dévoile des dépenses totales de 120 000 $ qui se sont étalées tout au long des six semaines de campagne électorale. Loin derrière, le parti Option Longueuil a dépensé 50 000 $ et 3730 $ spécifiquement pour sa candidate à la mairie, Sadia Groguhé. Toutes les dépenses faites avant le déclenchement de la campagne, le 22 septembre, ne constituent pas des dépenses électorales.

Les principales dépenses électorales concernent la publicité. Par exemple, on retrouve des dépenses pour la création et l'impression des affiches électorales, le graphisme de dépliants et leur distribution, le placement dans des médias locaux et les médias sociaux ainsi que des services d'appels automatisés pour solliciter les électeurs (les deux partis ont fait appel à la même entreprise).

Action Longueuil a injecté 84 000 $ en publicité, alors que Longueuil citoyen a dépensé 86 000 $. Option Longueuil y a consacré 73 % de ses ressources.

Remboursement à venir

En vertu de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, les partis politiques peuvent obtenir le remboursement de 70 % des dépenses effectuées si le candidat, élu ou non, a obtenu au moins 15 % des votes exprimés.

Tous les candidats de Longueuil citoyen sont admissibles à un remboursement puisqu'ils ont franchi le seuil légal. Du côté d'Action Longueuil, un seul candidat (dans Greenfield Park) n'a pas récolté suffisamment de suffrages.

La situation est plus difficile pour Option Longueuil. Mme Groguhé a reçu seulement 14,73 % d'appuis populaires à la mairie. Elle n'a donc pas droit à un remboursement de ses dépenses. Onze candidats au poste de conseiller municipal sont dans la même position.

Le service des finances de Longueuil étudie en ce moment les demandes de remboursements déposés par les partis municipaux. Une fois le travail complété, l'analyse sera soumise au Directeur général des élections du Québec, qui pourrait refuser certaines dépenses ou demander des justifications supplémentaires. Les sommes remboursées ne seront pas connues avant mai prochain, a-t-on indiqué hier à la Ville de Longueuil.




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