Manifestation contre les lois interdisant certaines races de chiens

Plusieurs affiches dénonçaient le projet de loi 128... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

Agrandir

Plusieurs affiches dénonçaient le projet de loi 128 qui doit être adopté à Québec cet automne et qui vise à encadrer les chiens dangereux.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

C'est en scandant des slogans comme «mon chien ma famille» et «aujourd'hui mon chien, demain ce sera peut-être le tien» qu'une centaine de personnes ont marché cet après-midi à Montréal dans le cadre d'une journée internationale pour s'opposer aux lois interdisant certaines races de chiens.

Plusieurs affiches dénonçaient le projet de loi 128 qui doit être adopté à Québec cet automne et qui vise à encadrer les chiens dangereux.

«On veut bannir des chiens selon leur apparence au lieu de punir le maître irresponsable», déplore Danielle Mainville, cofondatrice de Québec Pit-Bull, qui organisait la manifestation.

Le projet de loi déposé en avril n'interdit pas la possession de pitbulls, mais le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux a affirmé qu'à l'adoption de la loi, un décret gouvernemental irait en ce sens.

«C'est un projet de loi discriminatoire, inefficace et basé sur des mythes, dit Mary-Helen Paspaliaris de la Humane Society, un organisme de défense des droits des animaux. Nous sommes pour l'encadrement des chiens dangereux, mais il ne faut pas que ce soit basé sur la race de chien.»

Le fait que Montréal ait adopté en septembre 2016 un règlement qui interdit tout nouveau pitbull sur le territoire montréalais ne semblait pas décourager les marcheurs. Quelques mois avant l'adoption du controversé règlement, la Montréalaise Christiane Vadnais avait été tuée par le chien pitbull de son voisin tandis qu'elle se trouvait dans sa cour.

«Il y a beaucoup de villes dans le monde qui ont défait la loi. Il ne faut jamais lâcher», poursuit Mary-Helen Paspaliaris.

Bien qu'il ne soit pas propriétaire de chien, Romain Pélissier comptait au nombre des marcheurs. «Je marche pour la cause des pitbulls. Je trouve ridicule de considérer ces chiens-là comme des criminels parce qu'il y a eu des accidents», dit-il.

Il quittera bientôt Montréal pour Deux-Montagnes, où il espère pouvoir acheter un pitbull. «Je trouve que ce sont des chiens formidables. On ne veut plus vivre dans une ville qui a ce type de politique-là.»




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer