Coderre veut abolir les référendums citoyens

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« La réalité des référendums, c'est que ce n'est pas vraiment de la consultation, c'est de la confrontation », estime Denis Coderre.

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Le maire Denis Coderre souhaite l'élimination des référendums municipaux, estimant que Montréal consulte déjà suffisamment ses citoyens. Au contraire, leur disparition alimentera le cynisme de la population, plaide la chef de Projet Montréal, Valérie Plante.

L'opposition à l'hôtel de ville a déploré hier le fait que Montréal appuie l'élimination des référendums citoyens dans le projet de loi 122 pour étendre les pouvoirs des municipalités. « C'est plus facile de prendre des décisions unilatérales derrière des portes closes plutôt que d'entrer sur un terrain d'entente avec les citoyens. Refuser le référendum, c'est alimenter le cynisme de la population sur les élites politiques dont vous faites partie », a dénoncé Valérie Plante.

« La réalité des référendums, c'est que ce n'est pas vraiment de la consultation, c'est de la confrontation », a estimé Denis Coderre.

Le maire croit que les citoyens ne perdront pas au change même si les référendums disparaissent, puisqu'il existe plusieurs autres plateformes pour s'exprimer. « Il y a beaucoup de consultation à Montréal. On donne la possibilité à la population [de s'exprimer] », a-t-il dit. Rappelant que la métropole s'était dotée d'un Office de consultation publique, il a même estimé que la Ville « est un modèle de démocratie participative ».

De plus, Denis Coderre veut miser davantage sur les conseils consultatifs. Le maire s'est d'ailleurs engagé hier à répondre systématiquement aux rares avis émis par ceux-ci.

UN RÉFÉRENDUM QUI N'A PAS EU LIEU

Pour illustrer comment les référendums peuvent être nuisibles, le maire a répété à plusieurs reprises hier, tout comme en commission parlementaire le 9 février dernier, qu'un groupe de 16 citoyens de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce avait utilisé le processus référendaire pour bloquer un projet immobilier près de la station de métro Vendôme. « Le meilleur exemple est dans NDG, où 16 personnes ont empêché une résidence de personnes âgées, une clinique, des commerces de proximité. »

Vérifications faites, ledit référendum n'a jamais eu lieu. L'arrondissement a finalement renoncé à aller de l'avant avec ce projet quand 18 personnes ont signé un registre pour demander la tenue d'un vote.




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