Pompiers plus lents: les moyens de pression en cause, croit la Ville

Le président de l'Association des pompiers de Montréal,... (Photo FRANÇOIS ROY, archives La Presse)

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Le président de l'Association des pompiers de Montréal, Ronald Martin, assure qu'il n'y a jamais eu de mot d'ordre donné aux syndiqués pour ralentir la cadence et attribue la hausse subite à d'autres facteurs.

Photo FRANÇOIS ROY, archives La Presse

Jasmin Lavoie
La Presse

Le délai de réponse des pompiers pour un appel d'urgence a augmenté d'un peu plus de 30 secondes, cet été dans la métropole. La hausse a atteint 29 secondes en juillet et 43 secondes en août en comparaison des chiffres de 2013, selon des données compilées par la Ville.

Montréal en a produit la preuve lors d'audiences publiques devant la Commission des relations du travail, hier, tout en accusant ses combattants du feu de mettre plus de temps à répondre aux appels d'urgence depuis deux mois. Elle y voit un lien direct avec les moyens de pression exercés par les syndiqués contre le projet de loi 3 et impute cette hausse aux pompiers.

«Il y a quelque chose de particulier qui est arrivé au chapitre des délais de réponse», a avancé Richard Liebmann, responsable de la planification stratégique et opérationnelle au Service de sécurité incendie de Montréal.

«La donnée qui influence le plus l'augmentation du délai de réponse [cet été], c'est le temps de préparation en caserne», a-t-il affirmé.

Le cadre a exposé les trois variables qui ont une incidence sur le temps de réponse pour un appel d'urgence, soit le traitement de l'appel, la préparation des pompiers ainsi que le trajet à parcourir.

De leur côté, les syndiqués remettent en question les conclusions tirées par la Ville. C'est d'ailleurs ce qui explique que la rencontre entre les deux parties, qui devait se dérouler devant un médiateur, se soit transportée devant un juge après près de sept heures de négociations à huis clos.

Le président de l'Association des pompiers de Montréal, Ronald Martin, assure qu'il n'y a jamais eu de mot d'ordre donné aux syndiqués pour ralentir la cadence et attribue la hausse subite à d'autres facteurs.

«On va poser des questions, il y a des éléments qu'on ne connaît pas. Tout dépendant du positionnement des véhicules, de la formation, il y a un paquet d'éléments.»

Coderre prudent

Plus tôt en journée, le maire de Montréal s'est montré prudent dans ce dossier, préférant laisser les deux parties régler leurs différends: «Il y a un processus, ils sont devant un arbitre du travail, je n'en dirai pas plus. Ce n'est pas une question de sécurité, mais de respect des conditions de travail», a indiqué Denis Coderre.

Quelque 122 000 appels d'urgence sont lancés chaque année à Montréal, ce qui équivaut à 300 appels par jour en moyenne, répartis dans les 67 casernes de l'île.

Les audiences reprennent ce matin à 9h. La juge France Giroux doit entendre d'autres témoins avant de rendre sa décision en fin de journée.

- Avec Pierre-André Normandin




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