Déneigement et ordures dans la ligne de mire de Gallant

Denis Gallant est en poste depuis six mois.... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Denis Gallant est en poste depuis six mois.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

Denis Gallant, est en poste depuis bientôt six mois comme inspecteur général de la Ville de Montréal. Même si tout le monde a acclamé sa nomination en février dernier, il a dû attendre le 13 juin pour disposer enfin de ses super-pouvoirs, quand la Loi concernant l'inspecteur général a été adoptée. Il trace avec La Presse le bilan des premiers mois de son mandat.

Q Depuis six mois, vous avez été bombardé de dénonciations. Combien de dossiers avez-vous réussi à traiter?

R Depuis le 25 février, on a eu au-dessus de 200. Mais il faut faire attention, il y a beaucoup de confusion sur notre mandat. Alors on redirige ceux qui ne nous concernent pas. Mais la priorité pour mon bureau, c'est le rapport du vérificateur général qui fait état d'indices probants de collusion, de partage de territoire, dans le déneigement et la gestion des déchets. Je ne peux pas vous parler de ce qu'on fait précisément dans ce dossier-là, mais on a commencé l'enquête.

Q Est-ce que la Ville de Montréal paie encore ses contrats 30% plus cher?

R Selon l'information qu'on a, il semblerait que ce soit plus raisonnable depuis la Commission, l'apparition de l'UPAC et celle de l'escouade Marteau. Mais je vais me garder une petite gêne, parce qu'on s'aperçoit qu'il y a des secteurs où ce n'est pas si clair. Et ça, ça fait partie du mandat de l'inspecteur général.

Q Certaines personnes croient qu'avec la commission Charbonneau, tout a été réglé et qu'on n'aurait plus besoin de vos services...

R Non! La commission a mis en lumière des stratagèmes, mais il y en aura toujours d'autres. Il ne faut pas oublier que la commission Charbonneau mettait le projecteur sur l'industrie de la construction. Le mandat de l'inspecteur général, c'est tout l'octroi et la gestion des contrats de Montréal ainsi que les personnes liées moralement, comme la STM, la société du parc Jean-Drapeau et l'Office municipal d'habitation.

Q Comme inspecteur général, avez-vous le pouvoir d'enquêter sur le maire de Montréal?

R Je ne relève pas du maire. Donc si je dois faire un rapport parce que le maire serait intervenu dans un contrat et que cela posait des difficultés, je suis totalement indépendant.

Q Pour les six prochains mois, quelles sont vos priorités?

R Finaliser l'embauche pour que le bureau soit opérationnel. Je misais sur la mi-septembre, ce sera plutôt la mi-octobre. Nous serons 30 en tout. L'éducation des fonctionnaires et des élus, la formation en matière d'intégrité, fait aussi partie de la liste d'épicerie. Et certains dossiers d'enquêtes, dont les indices de collusion dans le déneigement et la gestion des déchets.

Q Pensez-vous que les gens impliqués dans la collusion vont attendre que la poussière retombe pour recommencer? Est-ce qu'on peut espérer voir Montréal sans collusion?

R Je veux que les gens sachent qu'on est aux aguets. Si certains pensent qu'ils pourront nous submerger de dossiers futiles pour nous empêcher de nous pencher sur les dossiers importants, ils se trompent.




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