Agressions antisémites à Montréal: du «jamais vu», selon un représentant

Le sanglant conflit israélo-palestinien fait des dommages collatéraux jusqu'à... (Photo Ivanoh Demers, archives La Presse)

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Photo Ivanoh Demers, archives La Presse

Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Montréal

Le sanglant conflit israélo-palestinien fait des dommages collatéraux jusqu'à Montréal, où des comportements jugés haineux ont été répertoriés et signalés aux autorités policières au cours des derniers jours.

Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes - Québec (CIJA-QC) a déploré jeudi que des juifs aient récemment été la cible de violences physiques et de harcèlement dans la métropole.

Le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le commandant Ian Lafrenière, a confirmé qu'un certain nombre de plaintes avaient récemment été déposées auprès des autorités.

«C'est très difficile de pointer précisément le nombre, parce que c'est une situation qui évolue. Nous, on parle de quelques cas», a-t-il affirmé avant de préciser que le nombre de plaintes était de «moins d'une douzaine».

Le réseau de télévision anglophone CTV a rapporté mercredi qu'un touriste juif d'origine française a été frappé au visage par un individu alors qu'il sortait d'un restaurant casher situé sur le chemin Queen Mary, à Montréal.

Le CIJA-QC cite également le cas d'une voiture décorée de croix gammées et d'une inscription injurieuse à l'endroit d'Israël qui aurait circulé sur la côte Sainte-Catherine, à Outremont - quartier à forte concentration de résidants d'origine juive -,  avec à son bord deux occupants qui brandissaient des drapeaux palestiniens.

C'est du «jamais vu», a déploré le directeur associé aux affaires publiques au sein de l'organisation, David Ouellette, qui est en poste depuis 2006.

«On n'a jamais vu des cas de juifs agressés ou harcelés dans un contexte quotidien. Nous sommes très troublés de voir qu'il y a des éléments au Québec qui souhaitent importer la haine et la violence d'ailleurs», a-t-il dénoncé.

Il y a pourtant eu pendant cette période le conflit entre le Hezbollah et Israël (2006) ainsi que deux offensives de Tsahal contre Gaza (les opérations «Plomb durci», en 2008, et «Pilier de défense», en 2012).

M. Ouellette suggère que cette animosité pourrait s'expliquer par une «radicalisation des militants».

Le commandant Lafrenière n'a pas voulu se lancer dans les comparaisons. Il s'est contenté d'affirmer que tout crime haineux, peu importe le motif, était inacceptable et que le SPVM prenait ces cas au sérieux.




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