Le SPVM se procure 12 tasers supplémentaires

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290 policiers sont maintenant formés pour utiliser ces armes.

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Louise Leduc
La Presse

Douze pistolets à impulsion électrique supplémentaires ont été achetés en avril par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), et ils seront mis en circulation très bientôt.

Ian Lafrenière, responsable des communications au SPVM, a confirmé la nouvelle parue mercredi dans The Gazette.

Deux pistolets du genre seront mis à la disposition de policiers qui patrouillent dans le métro. Un troisième est destiné à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau. Les autres seront déployés dans les divers postes de quartier, notamment dans les quatre postes du centre-ville, qui en seront maintenant tous dotés.

M. Lafrenière relève que 290 policiers sont maintenant formés pour utiliser ces armes.

D'autres pistolets s'ajouteront-ils bientôt aux 70 que possède maintenant le SPVM?

M. Lafrenière indique que rien n'est arrêté, mais qu'il n'a jamais été dans l'intention du SPVM de fournir de tels pistolets à chacun de ses patrouilleurs. 

«Ce n'est pas un remède miracle», dit-il.

D'ailleurs, selon lui, il est ironique que tant de voix réclament ce type d'armes alors qu'il n'y a pas longtemps, on les jugeait trop dangereuses et à bannir.

Pression sur les policiers

La livraison de ces pistolets survient par hasard la semaine même où le coroner Jean Brochu recommande au SPVM de s'en procurer davantage, dans son rapport sur la mort de Farshad Mohammadi, un sans-abri abattu dans la station de métro Bonaventure en janvier 2012.

Bernard Saint-Jacques, organisateur communautaire au Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal, note lui aussi que la pression est forte sur les corps policiers pour qu'ils se dotent de pistolets à impulsion électrique. 

Il comprend aussi que dans une situation urgente, il peut être plus rapide de trouver un pistolet qu'un intervenant social formé pour désamorcer une crise avec une personne présentant un problème de santé mentale.

Cela dit, «je ne m'attendais pas à ce que ces pistolets fassent à ce point partie aussi intégrante des interventions», dit-il.

Ainsi, M. Saint-Jacques se demande notamment si un protocole d'intervention spécifique a été établi pour préciser, par exemple, le maximum de décharge autorisé. 

«Il serait important que le SPVM soit transparent à ce sujet, qu'il nous dise la façon dont il entend s'y prendre pour l'utiliser de façon sécuritaire.»

La mort de Robert Dziekanski, à l'aéroport de Vancouver en 2007, de même que celle de Claudio Castagnetta, un homme de 32 ans fortement intoxiqué mort au Québec la même année après avoir reçu des décharges de pistolet électrique, ont donné mauvaise presse à ces armes qui continuent de faire l'objet d'études.




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