Le maire Coderre n'est plus le bienvenu sur les lieux d'un incendie

«Je m'attends à ce que nos pompiers fassent... (Photo Ivanoh Demers, archives La Presse)

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«Je m'attends à ce que nos pompiers fassent ce qu'ils font déjà lorsqu'il y a incendie: agir de façon professionnelle [et] s'occuper des sinistrés», a écrit M. Coderre sur Twitter, à la suite de l'annonce des pompiers.

Photo Ivanoh Demers, archives La Presse

Les pompiers ne veulent plus voir le maire de Montréal Denis Coderre sur les lieux d'un sinistre. C'est le message qu'a envoyé hier l'Association des pompiers de Montréal, en marge de la contestation du projet de loi 3 sur les régimes de retraite des employés municipaux.

Dans un communiqué, l'Association demande au maire «de cesser, à compter de maintenant, de se présenter sur les lieux des sinistres survenant à Montréal».

«Quand on intervient en situation d'urgence, on a une confiance aveugle en notre collègue qui porte l'habit de combat, a expliqué au téléphone Ronald Martin, président de l'Association. On voulait lui envoyer le message qu'on ne veut plus qu'il porte cet habit.

«Il y a une symbolique, ajoute M. Martin. La symbolique, on y tient. Les pompiers, on est des hommes d'honneur.»

«Je m'attends à ce que nos pompiers fassent ce qu'ils font déjà lorsqu'il y a incendie: agir de façon professionnelle [et] s'occuper des sinistrés», a écrit M. Coderre sur Twitter, à la suite de l'annonce des pompiers.

M. Coderre se présentait de temps à autre sur les lieux d'un incendie. Sur son compte Twitter, il a notamment publié des photos d'un brasier le 28 février dernier. On le voit porter un habit de pompier, fourni par le Service de sécurité incendie de Montréal, selon M. Martin. Dans certains tweets, il félicite les pompiers. «Merci les gars», lit-on dans un message.

Des chiffres à venir

M. Martin a ajouté que les pompiers publieraient prochainement des chiffres pour illustrer les pertes subies si le projet de loi est adopté. Pour la suite des moyens de pression, il s'en remet à la Coalition syndicale pour la libre négociation.

«Mais tout le monde a le même message: c'est un projet de loi aberrant, dit-il. On n'a jamais eu ça au Canada. C'est la première fois qu'on va piger dans le rétroactif. On oublie les efforts passés des syndicats.»

Par ailleurs, M. Martin a assuré que des coups d'éclat comme les débordements survenus dans le cadre de la manifestation du 17 juin devant l'hôtel de ville de Montréal n'étaient pas prémédités.

«On ne les a pas condamnés, car les membres sont exaspérés. Mais on ne demandera jamais à nos membres de faire de tels gestes», se défend-il.




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