Pont Champlain: 200 autobus de plus pour assurer le service

Une proportion importante de la clientèle du Réseau... (Photo André Pichette, archives La Presse)

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Une proportion importante de la clientèle du Réseau de transport de Longueuil utilise les dizaines de lignes de bus qui se dirigent chaque matin vers Montréal en empruntant la voie réservée aux autobus sur le pont Champlain actuel.

Photo André Pichette, archives La Presse

Bruno Bisson
La Presse

Le Réseau de transport de Longueuil (RTL) devra faire l'acquisition d'au moins 200 autobus de plus afin de satisfaire à la demande des services de transport en commun dans l'axe du pont Champlain, en attendant l'éventuelle implantation d'un train léger de type SLR entre Brossard et Montréal.

Le Réseau de transport de Longueuil (RTL) devra faire l'acquisition d'au moins 200 autobus de plus afin de satisfaire à la demande des services de transport en commun dans l'axe du pont Champlain, en attendant l'éventuelle implantation d'un train léger de type SLR entre Brossard et Montréal.

En marge du lancement, hier, d'un nouveau plan stratégique 2013-2022 du RTL, qui célèbre cette année ses 40 ans, le directeur général, Guy Benedetti, a indiqué que les coûts de ces autobus, des garages supplémentaires et des ateliers mécaniques nécessaires pour leur entretien devront être pris en charge par le gouvernement du Québec, si celui-ci opte pour l'aménagement d'un corridor d'autobus permanent entre la Rive-Sud et Montréal, au lieu d'un SLR.

Appui au SLR

Le RTL, a-t-il ajouté, appuie le projet d'aménagement d'un SLR sur le nouveau pont qui sera construit, d'ici 2018, pour remplacer le pont Champlain, «parce qu'il s'agit du bon mode de transport, au bon endroit».

Même s'il n'apparaît pas dans les plans de développement du RTL et que la décision touchant à sa réalisation ne sera pas tranchée avant un an, la mairesse de Longueuil, et ex-présidente du RTL, Caroline St-Hilaire, s'est chargée de remettre le projet SLR au premier plan de l'actualité, hier, dans son allocution d'ouverture.

Chaque matin, a affirmé la mairesse, près de 50 000 personnes, sur la Rive-Sud, font le choix du transport en commun pour se rendre à Montréal, en métro, en train de banlieue ou en autobus. Pendant ce temps, déplore-t-elle, «on fait du yoyo dans le dossier du SLR, et on attend le prolongement de la ligne jaune du métro depuis l'Expo 67».

«Nous ne sommes pas des citoyens de deuxième classe», a lancé Mme St-Hilaire, qui a estimé que la Rive-Sud demeure le «parent pauvre» des réseaux de transport de la région métropolitaine, et ce, à un moment où des chantiers majeurs, au pont Champlain et au pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, perturberont assurément la circulation pour plusieurs années à venir.

«Le transport en commun n'est pas un luxe, affirme la mairesse de Longueuil. C'est un choix de société, le choix de citoyens qui veulent bien laisser leur voiture à la maison et désengorger les routes, mais qui désirent, en retour, un financement gouvernemental à la hauteur des besoins réels.»

Plus de 34 millions de déplacements

Avec un achalandage qui a atteint les 34,5 millions de déplacements en 2013, le RTL est le troisième plus important réseau de transport collectif au Québec, après la Société de transport de Montréal et le Réseau de transport de la Capitale, à Québec. Il possède un parc de 424 autobus et dessert les cinq municipalités de l'agglomération Longueuil, soit Longueuil, Boucherville, Saint-Bruno-de-Montarville, Brossard et Saint-Lambert.

Une proportion importante de sa clientèle utilise les dizaines de lignes de bus qui se dirigent chaque matin vers Montréal en empruntant la voie réservée aux autobus sur le pont Champlain actuel. La décision du gouvernement fédéral de remplacer d'ici 2018 ce pont en fin de vie utile par une nouvelle infrastructure a amené le gouvernement du Québec à demander, en 2013, l'implantation d'un SLR - sorte de gros tramway électrique - sur ce nouveau pont, en accord avec le souhait unanime des villes de l'agglomération. Le projet est estimé à plus de 2 milliards de dollars.

La remise en question de ce projet par le nouveau gouvernement libéral, qui pourrait opter pour la création d'un corridor d'autobus rapide, jugé moins coûteux, aura des impacts sur les activités du RTL.

Des garages saturés

Le directeur général Guy Benedetti a souligné hier que le centre d'exploitation et les garages du RTL sont aujourd'hui saturés et que même si le réseau voulait offrir plus de services vers Montréal, il n'aurait pas les installations pour abriter et entretenir les autobus additionnels nécessaires. Un nouveau centre d'exploitation de 150 millions est en cours de développement, mais la construction de celui-ci ne sera pas terminée avant quatre ou cinq ans.

«Ce qu'on dit au gouvernement, dit M. Benedetti, c'est que s'il va avec des autobus sur le nouveau pont, il va falloir prévoir la flotte d'autobus en conséquence, les garages, les centres d'exploitation, et que tout ça doit faire partie des coûts de projet. C'est un projet de dimension métropolitaine», a-t-il ajouté, dont le financement ne peut pas relever du RTL.

«Le RTL fera sa part, a dit hier la mairesse Caroline St-Hilaire, mais le gouvernement doit faire la sienne.»




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