Déraillement dans le Sud-Ouest: des élus veulent savoir

Une cour de triage de Montréal.... (Photo archives La Presse)

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Une cour de triage de Montréal.

Photo archives La Presse

Quelques jours après le déraillement de quatre wagons, dont un contenant des matières dangereuses, dans une gare de triage de Pointe-Saint-Charles, des élus montréalais exigent plus de transparence des compagnies ferroviaires.

Ce déraillement, qui n'avait pas été rendu public avant d'être mentionné à une conférence de presse ce matin, démontre les risques de ce mode de transport, «même à basse vitesse», estime Benoit Dorais, maire de l'arrondissement du Sud-Ouest. Il n'y a eu aucun déversement, indique-t-il, mais l'incident a nécessité l'intervention des policiers et des pompiers.

Il s'ajoute au déversement de 1500 litres de diesel en février dernier, et à un autre déraillement en septembre 2011, toujours dans le Sud-Ouest. «Ce qu'on voit dans les dernières années, c'est une recrudescence des déraillements, dit M. Dorais. C'est anormal que les municipalités ne sachent pas ce qui est convoyé en temps réel.»

«On interpelle les décideurs canadiens en les incitant à agir rapidement. La population et les municipalités veulent qu'on agisse. C'est ça le travail des élus, de transmettre leurs préoccupations. Il y a des gens qui veulent agir.»

Benoit Dorais
maire de l'arrondissement du Sud-Ouest

Plus loin qu'en 2013

Le maire et son collègue de Coalition Montréal, Marvin Rotrand, vont déposer au conseil municipal une nouvelle mouture d'une motion déjà adoptée à l'unanimité en août 2013. Ils réclament essentiellement que le gouvernement fédéral force, par une loi, les compagnies ferroviaires à aviser les municipalités «de la nature, du volume et de la fréquence des matières dangereuses qui traversent leur territoire». Pourquoi soumettre au vote une deuxième fois cette demande, qui avait été faite l'été dernier dans la foulée de la tragédie de Lac-Mégantic ? «Le texte est différent, ça va plus loin cette fois, dit M. Rotrand. La question de la sécurité ferroviaire a percolé dans la population, mais il n'y a pas grand-chose qui a changé.»

On demande en outre la mise en place d'un «processus d'information auprès du public», par exemple par un site internet, et un guichet unique pour traiter les plaintes liées à la sécurité.

La nouveauté, précisent les deux élus, c'est que plusieurs municipalités canadiennes semblent avoir donné un second souffle à cette croisade. La dernière en lice, Toronto, a adopté le 2 avril dernier une motion en ce sens.




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