Projet Montréal soupçonne un «retour d'ascenseur» de Coderre

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Soupçonnant un «retour d'ascenseur», l'opposition à l'hôtel de ville réclame une enquête de l'inspecteur général de Montréal sur l'octroi d'un contrat sans appel d'offres à un cabinet d'avocats proche du maire Denis Coderre.

Projet Montréal dénonce que la Ville de Montréal ait retenu les services de la firme Malouin et Phaneuf Avocats pour représenter la métropole devant la Régie des alcools pour demander une prolongation des heures d'ouverture des bars. Ce mandat a été accordé le 29 avril au montant de 20 000$.

Le chef de cabinet du maire, Denis Dolbec, a indiqué à TVA avoir suggéré au contentieux de la Ville de recourir aux services de ce cabinet alors que Montréal craignait un débrayage de ses juristes.

Or, deux associés de la firme sont des proches du maire. Richard Phaneuf a été organisateur pour Équipe Coderre durant la dernière campagne tandis que son fils Guillaume Phaneuf a été candidat dans le Sud-Ouest, où il a échoué à se faire élire.

«Soudainement, cette firme apparaît comme fournisseur de la Ville de Montréal, six mois après les élections municipales. L'octroi de ce contrat a toutes les apparences d'un retour d'ascenseur pour remercier les bons services de Guillaume Phaneuf et Richard Phaneuf à la campagne du maire Denis Coderre», a dénoncé Alex Norris, élu de Projet Montréal. Sans appeler ouvertement à la démission du chef de cabinet du maire, Alex Norris dit toutefois que Denis Coderre et Denis Dolbec devraient y réfléchir.

«Ce n'est pas un cadeau, le travail devait être fait», a défendu Denis Coderre dans une entrevue accordée à Radio X. Le maire a dit soutenir la décision de son chef de cabinet. «Compte tenu de la menace de la grève des juristes et à cause des délais, il fallait s'assurer d'obtenir la dérogation pour le projet pilote [sur les heures de bars] puisse aller de l'avant», a-t-il précisé.

L'opposition souhaite néanmoins que l'inspecteur général enquête et résilie le contrat, estimant que les avocats déjà à l'emploi de Montréal peuvent très bien faire le travail. «La Ville dispose déjà de cette expertise», dit Alex Norris.

L'octroi ce contrat à une firme externe survient alors que le service juridique de la Ville tente de confier de plus en plus de ses mandats à ses propres avocats. Le directeur du Service des affaires juridiques, Benoit Dagenais, avait évalué que Montréal a économisé 2,2 millions depuis 2011 en misant sur l'expertise interne de la Ville.

Rappelons que la loi prévoit la tenue d'un appel d'offres ouvert à tous pour les contrats de 100 000$ et plus. De 25 000$ à 100 000$, la Ville doit inviter au moins deux entreprises à fournir des prix. Pour ceux de moins de 25 000$, la loi permet de confier les contrats de gré à gré.




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