STM: 50 millions pour les systèmes informatiques

Le centre de contrôle du métro de Montréal.... (Photo André Pichette, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le centre de contrôle du métro de Montréal.

Photo André Pichette, ARCHIVES LA PRESSE

Bruno Bisson
La Presse

La Société de transport de Montréal (STM) va dépenser près de 50 millions, au cours des prochaines années, pour rafraîchir les logiciels et systèmes d'exploitation informatiques de ses 3700 postes de travail, et pour faire un grand ménage dans les applications de la société, qui seraient périmées ou désuètes dans 30% des cas.

Selon les documents déposés au conseil municipal pour l'approbation de règlements d'emprunts, le premier projet vise à remplacer le système d'exploitation Windows XP, vieux de 11 ans, et la suite bureautique Office de Microsoft version 2000-2002, présentement installée sur les 3700 postes de travail de la STM.

Le directeur des services informatiques de la STM, Luc Lamontagne, a indiqué hier à La Presse que le système d'exploitation actuel des ordinateurs est si vieux que Microsoft n'assurera plus aucun soutien technique sur Windows XP à compter du mois prochain.

La décision de Microsoft «rend la société vulnérable aux attaques informatiques» et forcera la STM à mettre en place des «mesures de mitigation» pour éviter d'être exposée à de telles attaques pendant la transition vers les nouveaux systèmes et logiciels qui seront implantés au cours des 18 prochains mois.

Le coût du projet, qui comprend aussi la mise à jour de 300 applications de la Société et 1300 applications commerciales, est estimé à 25,4 millions. C'est la STM elle-même qui supervisera le projet, dit M. Lamontagne, et qui lancera les appels d'offres dans les semaines à venir.

Sur l'avis de consultants externes, la STM a décidé de «poursuivre l'utilisation des produits Microsoft» et de ne pas opter pour l'implantation de logiciels libres (et gratuits) comme Linux, par exemple.

En 2010, la STM avait été contrainte d'annuler un appel d'offres après une décision de la Cour supérieure qui avait déclaré illégal un appel d'offres public de la Régie des rentes du Québec, qui limitait ses exigences aux produits Microsoft, en excluant les logiciels libres, comme la STM.

Un ménage de 24 millions

La STM a également réalisé un deuxième règlement d'emprunt de 24,1 millions pour financer un «Programme d'entretien périodique des techniques de l'information» (PEPTI) de quatre ans, qui vise la mise à jour du matériel informatique et de centaines de logiciels spécialisés utilisés à l'interne.

Selon les documents, une étude réalisée par la firme CGI en 2012 a estimé que 30% des applications de la société sont «périmées» ou «désuètes», et que ce pourcentage «ne fait qu'augmenter d'année en année». La STM estime que cette situation fait croître les risques de pannes informatiques.

Le directeur des services informatiques de la STM a expliqué que ce second volet du PEPTI permettra de renouveler les outils de travail informatiques des employés de la STM, après un premier volet consacré au renouvellement du matériel.

Selon Luc Lamontagne, environ 30% du matériel informatique de la STM arrivait en fin de vie utile lorsque le premier PEPTI a été mis en oeuvre, en 2009. Le programme aurait permis de ramener ce ratio à seulement 5% du matériel informatique de la Société, selon M. Lamontagne.

- Avec Pierre-André Normandin




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