Régimes de retraite: les syndicats municipaux veulent négocier

Le problème du déficit des régimes de retraite... (Photo: Ninon Pednault, La Presse)

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Le problème du déficit des régimes de retraite municipaux, évalué à quelque cinq milliards.

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Coincés par une loi qui donne trop de pouvoirs aux municipalités, les employés municipaux lancent un appel aux partis en campagne électorale: les déficits des régimes de retraite doivent se régler par la négociation, «pas par la démagogie».

Unis au sein d'une coalition regroupant quelque 50 000 employés, pompiers et policiers, les syndicats ont lancé ce matin une campagne dénonçant la loi 79. Celle-ci impose une durée de négociations de deux ans à l'issue de laquelle le partage égal du financement des régimes de retraite serait imposé. Le résultat, dénonce Marc Ranger, porte-parole de la coalition, c'est que les municipalités sont «en mode attente» et ne négocient plus de bonne foi.

«On n'a pas l'intention d'entrer dans une guerre de mots, c'est une question trop importante pour faire de la démagogie, a-t-il déclaré en point de presse. Aux tables de négociation, on a des résultats, nous sommes toujours prêts à trouver des solutions intelligentes. Mais une négociation, ça se fait à deux.»

Pas de mur-à-mur

Le problème du déficit des régimes de retraite municipaux, évalué à quelque cinq milliards, «on le reconnaît», précise M. Ranger. Son ampleur, après la débâcle de 2008, serait toutefois nettement moindre avec les rendements «exceptionnels» de 2012 et 2013. «Il ne faut pas paniquer. Si on prenait une nouvelle photo en 2014, on constaterait une amélioration de 50% de la situation», assure le porte-parole. De la centaine de régimes à prestation déterminée que compte la coalition, «la majorité n'est pas en difficulté».

Le principe de la répartition à parts égales des coûts des régimes de retraite est trop contraignant, croit-il, puisque certains syndicats sont tentés de faire des concessions dans leurs conditions de travail pour ne pas toucher à leurs retraites. «On ne peut pas avoir du mur-à-mur. La coalition dénonce ce qui est un cadre imposé de négociations. On pourrait avoir des ententes, mais on ne les a pas parce que nos interlocuteurs refusent de négocier.» Il a donné en exemple les cols bleus de Montréal qui sont arrivés il y a un an et demi à une entente avec la Ville, en mettant notamment sur pied un fonds de stabilisation de cinq millions par année.

Après avoir publié des pleines pages de publicité dans les médias ce matin, les représentants syndicaux se rendront à Québec pour participer au Sommet sur le milieu municipal qui commence demain.




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