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Institut sur les transports électriques: la bataille s'accentue

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L'Institut du transport électrique (ITEQ) sera créé afin de mener des recherches de haute technologie dans le domaine.

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La création d'un institut sur les transports électriques suscite la convoitise dans la région de Montréal. Après Longueuil, Blainville et Varennes, voilà que la Ville de Laval se lance dans la course pour obtenir ce projet qui promet de générer des centaines de millions en retombées, a appris La Presse. Et Montréal pourrait suivre sous peu.

À la fin de 2013, le gouvernement a présenté une stratégie d'électrification des transports dans laquelle Québec prévoit investir plus de 500 millions d'ici 2017. Au coeur de la politique, un Institut du transport électrique (ITEQ) sera créé afin de mener des recherches de haute technologie dans le domaine.

C'est ce projet qui fait l'objet de toutes les convoitises, puisqu'il promet de devenir le point central de la filière électrique que le gouvernement souhaite voir naître. À lui seul, ce créneau recevra la part du lion des investissements prévus par Québec, soit 220 millions.

À l'aube de la campagne électorale, le maire de Laval, Marc Demers, a donc écrit à la première ministre Pauline Marois pour lui demander de choisir sa ville pour établir l'ITEQ. Cette demande fera d'ailleurs partie de la liste d'épicerie que le maire lavallois compte présenter aux partis au cours de la campagne électorale.

Laval devient ainsi la quatrième ville à solliciter la venue de l'ITEQ. Déjà trois autres villes en banlieue de Montréal sont également sur les rangs: Longueuil, Varennes et Blainville.

Bientôt Montréal?

Une cinquième pourrait bientôt s'ajouter: Montréal, qui s'intéresse aussi au projet. La Ville n'a pas encore envoyé une demande officielle, mais elle devrait «prendre position sous peu», dit-on au cabinet du maire Denis Coderre.

L'idée aurait été évoquée d'implanter l'Institut dans l'arrondissement de Saint-Laurent. Le Technoparc prévoit lancer sous peu la construction de l'éco-campus Hubert-Reeves, dont Montréal veut faire une vitrine consacrée aux technologies propres et au développement durable. Il est d'ailleurs question d'implanter une ligne de transports en commun fonctionnant à l'électricité. On souligne également que Bombardier fait déjà des recherches dans le domaine des transports électriques dans le Technoparc.

«Les transports du XXIe siècle sont encore à inventer et je veux qu'ils le soient à Montréal. Autant l'Ontario doit à l'industrie automobile, autant, dans 10 ans, le Québec pourra devoir énormément à cet effort d'industrialisation», a d'ailleurs lancé vendredi Richard Bergeron, chef de Projet Montréal.

Une lutte serrée

La campagne pour attirer l'Institut s'annonce corsée. La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, presse les candidats aux élections de s'engager pour la candidature de sa ville. «La première moto électrique est faite à Longueuil. Plein d'entreprises sont sur notre territoire ou sur le territoire élargi, comme Bombardier à Candiac. Ça a du sens que l'Institut soit chez nous.» Longueuil caresse d'ailleurs le projet d'offrir d'implanter un service de transports en commun électrique sur le boulevard Rolland-Therrien, qui traverse son territoire.

Varennes souligne quant à elle qu'elle héberge déjà l'Institut de recherche d'Hydro-Québec, près de l'autoroute 30. En novembre, son maire, Martin Damphousse, a d'ailleurs participé à la mission du gouvernement du Québec qui s'est rendue à Barcelone, en Espagne, pour participer au Symposium international sur les véhicules électriques.

Quant à Blainville, elle mise sur la présence du Centre d'essais pour véhicules automobiles, le seul au Canada, et du Centre national de transport avancé, situé à Saint-Jérôme. «Il y avait la GM ici et on l'a remplacée par une expertise en transport. On veut maintenir notre dynamisme. Nous avons l'emplacement idéal parce qu'il y a des terrains de 7 millions de pieds carrés libres à Blainville», dit Ramez Ayoub, président de la conférence régionale des élus des Laurentides.

Ce n'est pas la première fois que l'implantation d'un projet déchire la région de Montréal. Au début des années 90, la construction d'un camp spatial était convoitée tant par Montréal que par ses couronnes nord et sud. Avec son projet de Cosmodôme, Laval avait finalement damé le pion à Montréal et à Brossard dans ce que certains avaient surnommé «guerre des étoiles».




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