Les brigadiers en colère contre Coderre

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Sans contrat de travail depuis août 2011, les brigadiers scolaires de Montréal voient les négociations avec la métropole être au point mort.

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Les négociations pour conclure une nouvelle convention collective entre les brigadiers scolaires et la Ville de Montréal sont au point mort. Tout comme l'hiver qui bat son plein, les discussions se sont refroidies entre l'administration du maire Denis Coderre et les travailleurs, dont les revendications sont ignorées, estiment-ils.

Sans contrat de travail depuis août 2011, les brigadiers qui travaillent pour Montréal sont les victimes de la réforme de l'assurance-emploi, avance le syndicat. Afin d'éviter de chercher un emploi au salaire minimum pour les deux semaines du congé scolaire des Fêtes, pour lesquelles ils ne sont pas payés - une nouvelle exigence afin d'être admissible au chômage -, ils demandent que la Ville leur accorde six jours fériés payés.

«Avec la réforme de l'assurance-emploi, les brigadiers devront rechercher un emploi dès le jour 1 du congé des Fêtes afin de toucher l'assurance-emploi, qui couvre environ 60% de leur salaire normal. [...] Ça veut dire qu'ils devront accepter n'importe quel emploi au salaire minimum, dans un McDonald's ou un Tim Hortons, pour environ 70% de ce qu'ils gagnent normalement», résume la conseillère syndicale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Carole Bouchard.

S'estimant «ignorés» et «oubliés», les brigadiers sont en colère contre le maire Denis Coderre. En janvier, le syndicat lui a envoyé une lettre afin d'expliquer le point en litige, mais la Ville refuse de leur accorder ces congés «tant et aussi longtemps que le gouvernement continue à [les] compenser», leur aurait-on dit. «Nous sommes présentement en discussion avec nos partenaires syndicaux en présence d'un conciliateur. Nous prenons acte de ces demandes et nous ferons connaître notre position à la table de négociation, car nous ne souhaitons pas négocier en public», a affirmé le maire Coderre dans un courriel.

L'exemple de la Rive-Sud

«On est oubliés et on n'a rien. On n'a pas d'assurances, on n'a pas de fonds de pension, quand on finit de travailler après 40 ans de service, on se ramasse devant du vide. C'est zéro», résume la secrétaire-trésorière du syndicat, Diane Girard, qui travaille comme brigadière depuis 35 ans.

S'ils obtiennent les congés demandés, un avantage acquis par d'autres brigadiers sur la Rive-Sud, les brigadiers pourraient ainsi passer Noël sans toucher d'assurance-emploi.

«Nous allons entreprendre des moyens de pression, qui sont toutefois limités puisque nos brigadiers sont des personnes responsables et qu'il y a la notion de la sécurité des enfants en jeu. Nous voulons sensibiliser les directions d'école, les conseils d'établissement et les parents afin d'en arriver à une entente rapidement», conclut Mme Bouchard.

Ce que j'aime le plus dans mon métier, c'est l'interaction avec les enfants. Ils se confient à nous, qui sommes là pour les aider, les protéger et leur enseigner les règles de sécurité. C'est aussi super intéressant d'interagir avec les parents et les gens qui passent», dit la dame de 62 ans, qui refuse de perdre espoir malgré les problèmes de négociations.




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