Hausse des dépenses au SPVM

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Le chef de police, Marc Parent, a indiqué que la masse salariale représente de loin sa principale dépense (91% du budget) et qu'elle augmente de 2% par année en raison des conventions collectives.

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La masse salariale des policiers continue à pousser à la hausse le budget du Service de police de Montréal (SPVM), même s'il y aura moins d'agents pour patrouiller dans les rues.

Le SPVM a présenté hier aux élus un budget de 641 millions pour l'année 2014, en hausse de 4,3%. Le corps de police montréalais est l'un des rares services à avoir eu droit à une augmentation de ses dépenses, la majorité des autres unités de la Ville ayant subi des compressions.

Si la plupart des services ont dû réduire de 5% leur masse salariale, celle du SPVM a, au contraire, augmenté de 25,8 millions.

Le chef de police, Marc Parent, a indiqué que la masse salariale représente de loin sa principale dépense (91% du budget) et qu'elle augmente de 2% par année en raison des conventions collectives.

L'augmentation de la masse salariale survient alors que les effectifs du SPVM sont en baisse. Pour la présente année, le corps policier de Montréal comptera 4347 policiers, officiers compris, soit 63 de moins que l'année dernière. Le nombre d'employés civils augmentera toutefois de 33 personnes.

Retraites

Le SPVM prévoit que 126 policiers prendront leur retraite en 2014.

Ce chiffre peut toutefois se révéler faux. À preuve, 105 policiers ont décidé de prendre leur retraite en 2013, alors que le SPVM prévoyait en perdre seulement 49. «Les retraites se prennent plus tôt que prévu», constate le corps policier.

L'augmentation du budget que devra consacrer Montréal au SPVM s'explique également par la perte de plusieurs importantes subventions.

Celles-ci ont creusé un trou de près de 10 millions dans les revenus du corps policier.

Le SPVM doit-il refiler la facture au Canadien?

Montréal devrait-il faire payer par l'organisation du Canadien les coûts qu'entraîne la surveillance policière accrue? Questionné à ce sujet lors de l'étude du budget 2014, le chef de police, Marc Parent, s'est dit «ouvert» à l'idée de faire payer les promoteurs d'événements attirant les foules dans les rues de la métropole.

L'idée, qui revient de façon cyclique à Montréal, a été relancée hier par le maire d'Hampstead, William Steinberg, qui siège à la commission de la sécurité publique. «Ce serait le temps d'y penser», a reconnu Marc Parent. Le chef de police apporte d'importants bémols, soulignant qu'il ne faudrait pas nuire à la tenue de certains événements.

En 2008, l'ex-maire Gérald Tremblay avait, sans succès, demandé à Québec de rembourser une partie du 1,3 million qu'avait coûté la surveillance policière lors des séries éliminatoires. L'idée avait été de nouveau évoquée en 2010, quand des débordements avaient coûté 305 000$ au SPVM. La question pourrait également s'avérer épineuse à régler avec l'organisation du Canadien, qui a contesté pendant des années le montant de ses avis de taxation.




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