Viaducs: Coderre veut accélérer le rythme des inspections

Agacé de l'inquiétude des Montréalais à l'égard de leurs structures routières,... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Agacé de l'inquiétude des Montréalais à l'égard de leurs structures routières, le maire Denis Coderre veut plus d'inspections. Beaucoup plus, a-t-il fait valoir ce matin au comité exécutif, au point où les inspections annuelles de 589 structures de Montréal sont jugées insuffisantes.

«Je comprends qu'il ne faut pas partir en peur, que la vaste majorité est correcte, a-t-il déclaré aux dix autres membres de cette instance. S'il y a des mesures d'inspection, qu'on le fasse de manière encore plus transparente : une fois pas année, ce n'est pas assez.»

Outre ces inspections annuelles «rapides», on procède à un examen plus approfondi aux quatre ans, a-t-il noté. Or, «on ne peut plus se permettre ça, quand 56% de nos infrastructures ont été faites avant 1970.»

De façon générale, son administration souhaite travailler «en amont», plutôt que de devoir réagir aux incidents après coup.

«Qu'on se donne des outils, et si ça prend plus de ressources, on le fera (...). Je suis un petit peu tanné qu'on donne l'impression que parce qu'il arrive un incident, on réagit à quelque chose (...) Ce qui est important, c'est qu'on puisse travailler en amont, qu'on sécurise notre population.»


Blessées et délaissées

Le viaduc Henri-Bourassa, d'où est tombée une grosse pièce de béton sur une voiture lundi, fait partie des 210 structures de compétence partagée avec le ministère des Transports. Le maire de Montréal s'est défendu de vouloir «embarquer dans une guéguerre de juridictions», estimant que la Ville avait «fait sa job». Il a toutefois relevé avec irritation la façon dont les deux femmes à bord de la voiture abîmée avaient été traitées.

«Elles ont un peu été laissées à elles-mêmes par la suite. Une autoroute, ce n'est pas de notre juridiction, mais si ça nous touchait, il faudrait nous assurer qu'on ne laisse pas tomber les gens. C'est le remorqueur qui les a amenées à l'hôpital. Ça fait dur un peu, ça. C'est une question de civisme.»

Le responsable des infrastructures au comité exécutif, Lionel Perez, a quant à lui relevé qu'un bilan des structures était mis à jour au 31 décembre de chaque année. Or, pour des raisons qu'il s'explique mal, cet inventaire n'est présenté aux élus que neuf mois plus tard, en septembre.

«Ma première demande, quand j'ai pris mes fonctions, c'est de dire que ça n'a aucun sens, de travailler avec neuf mois de retard. On va le faire au printemps.»




À découvrir sur LaPresse.ca

la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer