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Une majorité d'automobilistes ont peur sur le pont Champlain

Pas moins de 71% des femmes qui ont... (Photo Martin Chamberland, archives La Presse)

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Pas moins de 71% des femmes qui ont répondu à ce sondage et 53% des hommes éprouvent un sentiment négatif en égard à la sécurité du pont Champlain, selon le sondage.

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Bruno Bisson
La Presse

Une nette majorité des automobilistes québécois ne se sentent pas en sécurité lorsqu'ils traversent le pont Champlain, selon un sondage CROP - La Presse réalisé par internet dans la dernière semaine.

Selon CROP, 63% des répondants ont affirmé qu'ils se sentent «peu» ou «pas du tout» en sécurité sur ce pont fédéral déglingué, en voie de remplacement, où une poutre gravement fissurée a été découverte le mois dernier.

Pas moins de 71% des femmes qui ont répondu à ce sondage et 53% des hommes éprouvent un sentiment négatif en égard à la sécurité de cet ouvrage d'art, dont l'état ne cesse de se dégrader depuis plusieurs années.

Le sondage a été réalisé du 4 au 9 décembre, soit après la découverte d'une fissure sur une poutre du pont et après une opération d'envergure pour «sauver» le pont à l'aide d'une «super-poutre» en acier.

Globalement, à l'échelle, c'est presque une personne sur quatre (23%) qui s'est dite «pas du tout» en sécurité sur le pont le plus achalandé du Canada. Dans la région métropolitaine, ce sentiment d'insécurité est partagé par 21% des résidants de l'île de Montréal et 26% des résidants des banlieues.

La proportion des répondants qui se disent «peu en sécurité» s'élève à 39% - soit presque 4 personnes sur 10, en ville, en banlieue ou dans l'ensemble de la province.

À peine 6% des répondants (8% des hommes et 3% des femmes) ont assuré qu'ils se sentaient «très en sécurité» sur ce pont.

Aucun sondage n'ayant été réalisé sur cette question dans le passé, il pourrait être hasardeux d'affirmer que la confiance du public par rapport au pont Champlain s'est effritée en raison des avaries récentes, a convenu le vice-président de CROP, Youri Rivest.

«On peut quand même présumer qu'il y a un lien, affirme le sondeur. Il y a quelques années, personne n'aurait affirmé avoir peur qu'un pont s'effondre, il me semble.»

Un péage mieux accepté?

Ce sondage, réalisé auprès de 1000 personnes, montre toutefois un renversement spectaculaire de la perception publique relativement au péage, en banlieue de Montréal, par rapport à un coup de sonde précédent effectué en octobre par la même firme.

En octobre dernier, pas moins de 61% des résidants de la région de Montréal se disaient en désaccord avec l'intention du gouvernement fédéral d'imposer un péage sur le nouveau pont.

Dans l'île de Montréal, 53% des répondants se disaient peu ou pas du tout favorables à cette option, alors qu'en banlieue, la proportion s'élevait jusqu'à 69% des répondants.

Selon CROP, seulement 50% des résidants de la banlieue sont maintenant d'avis que l'imposition d'un péage sur le futur pont est une «assez mauvaise» (20%) ou une «très mauvaise» (30%) décision, comparativement aux 69% du sondage d'octobre.

La proportion de Montréalais qui s'opposent à un péage est restée, pour sa part, exactement la même qu'en octobre, soit 53%.

«Selon moi, dit M. Rivest, il ne fait aucun doute que le psychodrame de la super-poutre a eu un impact important sur la perception des gens, qui ont soudainement réalisé qu'on pourrait bien, un jour, ne plus avoir de pont du tout. Le péage devient un moindre mal dans le contexte» - même s'il demeure controversé, avec un appui de 47% à Montréal, de 50% en banlieue et de 51% pour l'ensemble du Québec.




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