Un présumé collaborateur nazi honoré à Montréal?

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Une récente étude du Centre Primo Levi, un centre de recherche new-yorkais spécialisé dans l'histoire de la communauté juive et italienne, remet en question le glorieux passé de Giovanni Palatucci.

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Une étude américaine plonge la commission scolaire English-Montréal (CSEM) dans l'embarras. En 2006, la CSEM nomme l'un de ses édifices de Côte-Saint-Luc, autrefois la « Wagar High School », en l'honneur de Giovanni Palatucci. Considéré comme le « Schindler d'Italie », Giovanni Palatucci est un policier italien historiquement reconnu pour avoir sauvé la vie de millier de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Giovanni

Palatucci a notamment été honoré du titre de « Juste parmi les nations », considéré comme la plus haute distinction civile décernée par l'État d'Israël. Giovanni Palatucci a également été déclaré « martyr » par le pape Jean-Paul II. 

Or, une récente étude du Centre Primo Levi, un centre de recherche new-yorkais spécialisé dans l'histoire de la communauté juive et italienne, remet en question le glorieux passé de Giovanni Palatucci. Selon l'étude, qui a épluché plus de 700 documents historiques et à laquelle plus d'une douzaine de chercheurs ont collaboré, Giovanni Palatucci aurait en fait été un exécuteur consentant des lois raciales en Italie et aurait collaboré avec le régime nazi. « Nous sommes très troublés par cette nouvelle », réagit au téléphone le porte-parole de la CSEM, Michael Cohen. 

Pour l'heure, la commission scolaire préfère toutefois se « montrer prudente avant d'apporter quelque changement que ce soit » au nom de l'établissement. En outre, la CSEM dit attendre la décision de Yad Vashem, le mémorial des victimes de la Shoah à Jérusalem qui s'est saisi du dossier afin de se pencher sur les conclusions de cette étude. « Nous devrions être en mesure de prendre une décision d'ici les prochains jours ou au plus tard, d'ici les prochaines semaines », conclut le porte-parole de la CSEM. 

Chose certaine, l'étude du Centre Primo Levi a créé une véritable onde de choc aux quatre coins du globe et fait la manchette dans plusieurs médias, dont le New York Times, Le Monde et la BBC. Le Vatican compte analyser les allégations et les conclusions de cette recherche, tandis que le Musée de l'Holocauste à Washington a annoncé qu'il retirerait toute référence à Giovanni Palatucci dans sa prochaine exposition, de même que sur son site web.




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