Conflit étudiant: l'industrie touristique sur les dents

Sur cette photo de 2011, des spectateurs apprécient... (Photo: Bernard Brault, archives La Presse)

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Sur cette photo de 2011, des spectateurs apprécient le passage d'Arcade Fire dans le cadre du festival Pop Montréal.

Photo: Bernard Brault, archives La Presse

Une vingtaine d'entrepreneurs montréalais rencontrent ce soir le maire Gérald Tremblay et le ministre des Finances, Raymond Bachand, pour leur partager leurs préoccupations face au conflit étudiant. Plusieurs craignent de voir les manifestations saboter la saison touristique.

La rencontre a été organisée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCM). Son président, Michel Leblanc, dit vouloir faire «l'état des lieux» alors que la saison des festivals débute. «On sait qu'il y a déjà des répercussions sur les commerces du centre-ville. C'est essentiellement dû aux gens d'ici qui vont moins au centre-ville. Maintenant se rajoute le début de la saison touristique. On n'est pas encore dedans, mais [les touristes] réservent ces jours-ci», souligne-t-il.

Gérald Tremblay et Raymond Bachand ont été invités à se joindre au groupe. «On s'est dit, tant qu'à réunir des gens, pourquoi on n'inviterait pas le maire et M. Bachand, qui est responsable de Montréal, pour entendre le constat qu'on va faire?» La rencontre est privée, mais Michel Leblanc n'exclut pas une sortie publique après celle-ci.

Bien que la saison touristique débute à peine, les réservations dans les hôtels peuvent déjà servir «d'indicateur avancé». Or, certains hôteliers affichent des baisses et même des annulations.

«Ce que les gens ne semblent pas voir, notamment certains manifestants, c'est que s'il y a moins de clientèle, il va y avoir un impact négatif sur l'emploi», appréhende Michel Leblanc.

Lors d'un point de presse ce dimanche matin, la ministre du Tourisme, Nicole Ménard, a d'ailleurs souligné que «l'industrie touristique représente pour plusieurs artisans, même étudiants, leur gagne-pain principal. Alors, je suis convaincue du bon jugement des gens et que les festivals se passeront à la hauteur de nos attentes.»

La ministre du Tourisme a dit espérer voir la reprise du dialogue dénouer rapidement la crise. «Je suis très consciente que le lancement de notre saison estivale se fait dans un contexte très particulier. Certains craignent que le conflit étudiant nuise à la saison estivale, à la saison touristique, mais je peux vous assurer que le gouvernement fait tout pour que ça n'arrive pas. Nous déployons tous les efforts pour mettre un terme à ce conflit», a-t-elle indiqué.

Les organisateurs de festivals espèrent eux aussi une résolution rapide de la crise. «Tous regardent attentivement le dialogue qui doit bientôt reprendre entre le gouvernement et les étudiants et c'est sûr qu'on souhaite qu'un règlement puisse survenir», a indiqué André Boisclair, président du Regroupement des événements majeurs et internationaux.

Celui-ci a d'ailleurs souhaité voir les manifestants éviter de perturber les festivals. «Ces événements doivent demeurer des rassemblements apolitiques, pacifistes, où les gens se retrouvent dans la bonne humeur pour célébrer».

André Boisclair a soulignée que «ce n'est pas la première fois que les festivals se déroulent alors qu'il y a des tensions sociales au Québec».

Le président de Spectra, Alain Simard, a dit ne pas s'inquiéter de l'impact des manifestations sur ses événements, notamment les Francofolies qui doivent débuter dans moins de deux semaines. «Si des étudiants viennent participer aux festivals, ce ne sera pas pour participer au grabuge. Si 10 000 manifestants viennent à passer, ils vont s'arrêter et regarder le spectacle. Les Francofolies, c'est le festival des jeunes, alors on ne leur dira pas de ne pas venir.»




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