Sainte-Catherine réservée aux piétons

Les cols bleus de la Ville de Montréal... (Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse)

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Les cols bleus de la Ville de Montréal installent des barricades pendant que les restaurateurs installent des terrasses.

Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse

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Hugo Meunier
Hugo Meunier
La Presse

Les derniers automobilistes empruntent présentement la rue Sainte-Catherine, entre la rue Berri et l'avenue Papineau, qui redevient aujourd'hui piétonnière jusqu'en 9 septembre.

Depuis 6h ce matin, les cols bleus installent des barricades aux intersections, pour barrer l'accès aux voitures. Quelques policiers et cadets étaient aussi présents pour dévier la circulation.

Quelques livreurs, pris par surprise, échappaient des jurons en se butant le nez aux barricades de la Ville.

La rue Sainte-Catherine est réservée aux piétons pour la deuxième année consécutive.

L'an dernier, l'initiative avait été couronnée de succès.

Les commerçants, résidents, employés et usagers de l'artère commerciale rencontrés ce matin se frottaient à nouveau les mains. «C'est très bien pour le commerce, le village. L'an dernier, on a augmenté notre chiffre d'affaires», explique Marwan Khoury, propriétaire du café Da Finos.

Dehors, des employés étaient en train d'aménager une terrasse sur le trottoir de son établissement, à l'angle de la rue Saint-Christophe. «C'est la folie. On paie plus de taxes pour avoir notre terrasse, mais c'est profitable au bout du compte», souligne le propriétaire.

À l'instar de M. Khoury, plusieurs tenanciers profitent de l'absence des voitures pour transformer ce tronçon du village en terrasse géante.

Les seuls véhicules qui auront accès à la rue piétonnière seront les livreurs. Ils devront desservir leurs clients entre 7h30 et 10h30 en matinée.

Cette situation force les livreurs à adapter leurs routes. «Si on arrive à 10 heures moins 10, on commence à se faire achaler par les cadets. Comme il n'y a pas de stationnement dans les environs, on est obligé de commencer plus tôt. Ça demande plus de planification», raconte Jean-François Soulière, de la compagnie de bière Sleeman.

Selon lui, la piétonisation de la rue Sainte-Catherine augmente la demande en bière dans les restaurants, mais diminue celle dans les dépanneurs.

De leurs côtés, les sans-abri estiment que la répression augmente à leur endroit lorsque Sainte-Catherine devient piétonne. «C'est comme l'idée du quartier des spectacles. On expulse les personnes itinérantes pour offrir une belle image aux touristes. J'aimerais pourtant aussi de la période du tourisme», souligne Mario Paquet, en train de lever son campement devant l'entrée d'un commerce.




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