Davantage d'ouragans prévus dans l'Atlantique-Nord en 2016

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Selon les prévisions de la NOAA, il y a 70% de probabilités que dix à seize tempêtes tropicales avec des vents d'au-moins 39 km/h, se produisent lors de la saison 2016.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les ouragans devraient être plus nombreux cette année dans l'Atlantique-Nord que ces trois dernières années, a annoncé vendredi l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

La saison 2016, qui s'étend du 1er juin au 30 novembre, devrait être proche de la normale (45% de probabilité) mais il y a 30% de risque que l'activité soit supérieure à la normale et 25% qu'elle soit inférieure, a précisé la NOAA.

Or «une saison près de la normale suggère que nous pourrions voir davantage d'ouragans que pendant les trois dernières années qui étaient sous la normale», a expliqué Gerry Bell, responsable du service de prédiction des ouragans au centre du climat de la NOAA.

Il y avait eu dix tempêtes tropicales, dont quatre ouragans, lors de la saison 2015.

Selon les prévisions de la NOAA, il y a 70% de probabilités que dix à seize tempêtes tropicales avec des vents d'au-moins 39 km/h, se produisent lors de la saison 2016.

De quatre à huit de ces tempêtes pourraient devenir des ouragans (vents d'au moins 119 km/h) dont entre un et quatre pourraient atteindre les catégories 3, 4 ou 5 de l'échelle Saffir-Simpson - qui en compte 5 - avec des vents d'au moins 178 km/h.

Comprise dans ces prévisions est le premier ouragan Alex, qui s'est produit bien avant le début de la saison, dans l'est de l'Atlantique en janvier.

Pendant une saison normale sur la période de référence 1981 à 2010 on comptait en moyenne douze tempêtes tropicales par an, dont six ont atteint la force d'un ouragan. Parmi celles-ci, trois ont été de grande puissance, allant de la catégorie 3 à 5.

Gerry Bell a aussi expliqué que les prévisions cette année «sont plus compliquées que la plupart des précédentes parce qu'il est difficile de déterminer l'ampleur d'autres phénomènes climatiques qui pourraient agir sur la formation des tempêtes tropicales».

Ainsi le courant équatorial chaud du Pacifique El Nino se dissipe et la NOAA estime à 70% les chances que La Nina, un courant froid également du Pacifique soit présent d'août à octobre, qui sont les moments les plus forts de la saison des ouragans, a-t-il pointé.

Mais le modèle mathématique utilisé montre une incertitude sur l'intensité de ce courant, qui peut accroître le nombre et la puissance des tempêtes tropicales.

En 2010, quand La Nina était de forte intensité, la saison des ouragans avait été très active, a rappelé la NOAA.

À l'opposé El Nino diminue la formation des tempêtes tropicales et des ouragans en créant un phénomène de cisaillement des vents qui désamorce leur formation.

Les prédictions de la NOAA sont proches de celles annoncées précédemment par d'autres instituts de prévisions publics et privés.

En avril, les services de recherche météorologique de l'Université de l'État du Colorado avaient également fait part d'une saison 2015 proche de la moyenne avec 12 tempêtes tropicales prévues, dont cinq devenant potentiellement des ouragans. Parmi eux, deux pourraient être de grande puissance.

La firme Accuweather anticipe quant à elle une saison un peu plus active avec 14 tempêtes tropicales, dont huit ouragans possible.

Le Met Office britannique prévoit aussi quatorze tempêtes tropicales cette année dans l'Atlantique, dont huit pourraient devenir de ouragans.

La NOAA actualisera ses prévisions début août, juste avant le pic de la saison des ouragans dans l'Atlantique.

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