Climat: 80 chefs d'État seront au coup d'envoi de la conférence de Paris

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Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

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Céline SERRAT
Agence France-Presse
Paris

Afin d'éviter le fiasco de Copenhague, la France mise sur la présence des grands de ce monde dès le premier jour de la grande conférence climat le 30 novembre à Paris, l'Américain Obama, le Chinois Xi Jinping et l'Indien Narendra Modi ayant d'ores et déjà répondu présent.

«Pour la journée du 30 novembre avec les chefs d'État et de gouvernement, nous avons déjà reçu 80 réponses positives dont le président des États-Unis, de la Chine, le premier ministre indien, ainsi que le président de l'Afrique du Sud et du Brésil et le premier ministre du Canada», a déclaré à la presse le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. Il a précisé que les leaders européens «seraient également présents».

La Chine et les États-Unis représentent environ 40% des émissions de gaz à effet de serre, responsables du dérèglement climatique.

La France, qui présidera la conférence où un accord historique pour limiter le réchauffement est espéré, a invité les leaders des 195 États participant aux négociations.

«Nous avons pris avec François Hollande la décision d'inviter les chefs d'État le premier jour, et pas à la fin comme cela avait été le cas à Copenhague car cela avait eu deux conséquences: les négociateurs avaient attendu les chefs d'État pour négocier et les chefs d'État n'avaient rien résolu», a expliqué Laurent Fabius.

«D'où l'idée d'avoir en début de COP, une impulsion des responsables politiques», a-t-il souligné.

A Copenhague en 2009, où un accord mondial était déjà recherché, 110 chefs d'État et de gouvernement étaient venus en urgence à la rescousse des négociateurs englués dans les discussions. Leur présence les dernières 48 heures de la réunion n'avait pas permis de sortir de l'ornière.

Six ans plus tard, la France a préparé la COP21 avec en tête «le fantôme de Copenhague» et a essayé une méthode différente, en mobilisant intensément son réseau diplomatique et en engageant les leaders politiques plus tôt dans le processus.

Après quatre rounds de pourparlers cette année à Genève et Bonn, placés sous l'égide des Nations unies, les pays ont accouché vendredi dernier d'un projet d'accord très imparfait, car trop long et comportant des options à la fois très nombreuses et parfois contradictoires.

Une annonce de Riyad espérée 

«Nous avons un nouveau texte de négociation qui fait 51 pages», a souligné Laurent Fabius pour qui «l'idéal aurait été un projet de texte avec peu d'options à trancher».

«Nous n'en sommes pas là, mais il y a eu à Bonn des discussions approfondies et nous avons une base de négociation pour Paris», s'est-il réjoui. Il a cité parmi les sujets ayant progressé un mécanisme pour revoir à la hausse les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et les financements de l'aide aux pays du Sud par les pays développés.

Les engagements actuels des pays pour réduire leurs émissions, responsables d'un réchauffement dont la vitesse est inédite, mettent à ce stade la planète sur une trajectoire d'environ + 3°C par rapport à l'ère préindustrielle, un niveau synonyme de dérèglements de grande envergure.

«C'est déjà mieux que les 4, 5 ou 6°C du scénario catastrophe si rien n'est fait», a souligné Laurent Fabius, mais «cela nécessite d'être revu à la hausse» pour réussir à contenir le réchauffement en deçà de +2°C, l'objectif de la communauté internationale.

Pour préparer la COP21 au plus haut niveau, une pré-COP est prévue à Paris du 8 au 10 novembre à Paris au niveau ministériel.

«Ce sera un moment important», a assuré M. Fabius, indiquant qu'il y aurait plus de 80 ministres présents pour ces discussions visant à «avancer sur la voie du compromis».

Le ministre a aussi indiqué qu'il espérait de nouveaux engagements d'ici le début de la COP21, 155 pays sur 195 ayant annoncé jusqu'ici leurs objectifs climatiques.

Il a notamment dit espérer «prochainement» une annonce de l'Arabie saoudite sur ses objectifs: Riyad, réticente à envisager un monde s'éloignant des énergies fossiles, est le seul pays du G20 à ne pas l'avoir fait.

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