Les premiers ministres persuadés de pouvoir conclure une entente sur l'énergie

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Sue Bailey
La Presse Canadienne
SAINT-JEAN, T.-N.-L.

Plusieurs des premiers ministres canadiens espèrent qu'une stratégie nationale sur l'énergie sera conclue vendredi, même si des divergences d'opinions se font sentir au sein du Conseil de la fédération.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Paul Davis, a estimé que des avancées avaient été faites, jeudi, à la rencontre annuelle du Conseil à Saint-Jean, Terre-Neuve, mais que plus de temps serait nécessaire pour arriver à une entente.

«Je suis très optimiste au sujet des discussions que nous avons eues aujourd'hui», a résumé M. Davis à la fin de la première de deux journées de rencontre.

Ce à quoi la première ministre ontarienne, Kathleen Wynne, a ajouté que les dirigeants avaient «une très très bonne chance» de parvenir à un accord vendredi.

L'idée d'une Stratégie canadienne de l'énergie, qui doit s'assurer que les projets énergétiques s'effectuent de manière responsable sur le plan social et environnemental, est inscrite à l'ordre du jour des premiers ministres depuis 2012.

Jeudi, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a réaffirmé le fait qu'une telle stratégie «ne peut être crédible sans qu'elle soit en lien avec les actions de lutte aux changements climatiques».

«C'est un lien obligé; on ne peut pas dissocier les deux», a-t-il fait valoir, en ajoutant qu'il est selon lui, «nécessaire» que le Canada, les provinces et les territoires «soient vus en situation de leadership» dans ce dossier.

La perception des enjeux n'est toutefois pas la même dans toutes les provinces. Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, a mené une défense vigoureuse de l'industrie de l'énergie peu avant cette réunion, affirmant qu'il craint que l'expansion du gaz et du pétrole soit de plus en plus vue comme un problème potentiel par le reste du pays.

Il a dit que la frustration se fait ressentir dans l'Ouest, là où l'industrie énergétique crée des emplois et finance des programmes comme la péréquation, qui transfère de l'argent du gouvernement fédéral aux provinces les moins riches.

La première ministre de l'Alberta, la néo-démocrate Rachel Notley, a insisté sur l'importance d'atteindre un équilibre. «Je crois que plusieurs premiers ministres en sont venus à avoir des discussions matures et productives qui permettront de répondre aux intérêts des Canadiens, autant en terme de création d'emplois et de prospérité économique que du respect des préoccupations de chacun concernant la responsabilité environnementale», a-t-elle expliqué.

Philippe Couillard a ajouté que «l'énergie au Canada, ce n'est pas seulement le pétrole et le gaz, mais aussi les énergies renouvelables», particulièrement l'hydroélectricité dans le cas du Québec. «Un équilibre doit être trouvé», a-t-il lui aussi souligné.

Tous les premiers ministres sont libres d'exprimer leurs opinions, a déclaré M. Davis lorsqu'il s'est fait demander si le franc-parler de M. Wall bloquait les discussions.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a qualifié Brad Wall de «très bon partenaire» et a ajouté qu'il était important pour toutes les provinces d'adopter une vision nationale sur la meilleure façon de transporter les ressources au pays.

Pour sa part, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, s'est dit persuadé qu'une entente sera conclue sur une stratégie nationale sur l'énergie, soit conclue lors de la réunion.

M. Gallant a dit qu'une telle stratégie serait un catalyseur pour des projets tels que la proposition de pipeline d'Énergie Est parce qu'elle pourrait permettre d'implanter des directives pour des projets ayant un impact dans divers secteurs du pays et ainsi protéger l'environnement.

«Les ressources énergétiques sont une partie importante de l'économie canadienne, c'est une partie importante de l'économie du Nouveau-Brunswick et nous avons besoin qu'elles nous aident, nous avons besoin qu'elles augmentent pour nous permettre de créer des emplois et d'assurer la croissance de l'économie d'un océan à l'autre», a dit M. Gallant.

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