L'UNESCO veut étudier l'impact des sables bitumineux sur le parc Wood Buffalo

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Le parc national Wood Buffalo fait partie de la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis plus de 30 ans.

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La Presse Canadienne
EDMONTON

Le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO souhaite que le Canada invite une équipe indépendante en Alberta pour qu'elle étudie l'impact des sables bitumineux et de projets connexes sur le parc national Wood Buffalo.

La requête du comité de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture fait suite à une pétition lancée en décembre par la Première Nation crie Mikisew, qui demandait d'ajouter le parc à la liste des sites du patrimoine mondial en péril.

L'organisation, qui avait déjà demandé à Ottawa de répondre aux inquiétudes des Cris, a remis une série de recommandations, dont celle de convoquer une équipe conjointe du Comité du patrimoine mondial et de l'Union internationale pour la conservation de la nature.

Le groupe serait chargé d'évaluer les effets potentiels de l'exploitation des sables bitumineux, d'un projet de mine à ciel ouvert et de la construction prévue du barrage hydroélectrique du site C en Colombie-Britannique voisine.

Le comité réclame aussi la tenue d'une étude environnementale sur les potentiels effets cumulés de ces projets sur le parc.

Le parc national Wood Buffalo fait partie de la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis plus de 30 ans. Il abrite l'une des populations les plus importantes de bisons sauvages et il constitue le «seul habitat de reproduction au monde de la grue blanche», selon le Comité.

«Nous remercions le comité du patrimoine mondial pour avoir pris au sérieux les préoccupations des Mikisew», a affirmé le chef de la Première Nation Steve Courtoreille dans un communiqué.

«Nous sommes profondément inquiets des impacts réels des activités industrielles et des changements climatiques sur le parc national Wood Buffalo et des nouvelles menaces amenées par les mégaprojets en amont du delta (des rivières) de la Paix et Arthabasca», a-t-il ajouté.

Parcs Canada avait répondu au comité dans une lettre transmise plus tôt cette année, estimant que la menace sur l'écosystème du parc était «exagérée».

George Green, vice-président de la conservation du patrimoine à Parcs Canada, a rappelé qu'un comité indépendant formé des gouvernements provincial et fédéral avait examiné le projet de barrage hydroélectrique du site C et il avait conclu qu'il n'y aurait aucune conséquence sur le delta. M. Green a ajouté que le parc, avec ses 45 000 kilomètres carrés, disposait d'une «résilience potentielle considérable».

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